APPENDICE II : Les trois grandes étapes de la vie 

La naissance

Pilumnus et Picumnus furent les premières divinités à présider aux naissances. Chaque nouveau né était d'abord baigné puis placé sur le sol pour que le père puisse s'assurer de sa bonne formation et le reconnaître comme son fils. Lorsque c'était le cas, il le soulevait dans ses bras. Dans la situation contraire, le bébé était exposé.

Sept jours après la naissance pour les garçons et huit jours pour les filles, on fêtait les dies lustricus, une cérémonie de purification lors de laquelle on donnait son prénom à l'enfant. Une bulle, qui signifiait sa naissance libre, lui était alors accrochée autour du coup. 

Le mariage 

Le droit romain distinguait le mariage cum manu, qui plaçait l'épouse sous la domination du mari, et le mariage sine manu dans lequel l'épouse ne lui était pas soumise. Trois formes de noces cum manu existaient : la confarreatio (la plus sacrée qui requérait la participation de l'Etat), la coemptio (une procédure fictive d'achat mutuel des deux mariés) et la mariage par usum (qui concluait une année de concubinage). Toute union était patronnée par Junon Pronuba. La veille du mariage, la fiancée revêtait une tunique droite et retenait ses cheveux dans une résille rouge. Le lendemain, lors de la cérémonie qui se déroulait en présence des parents, on offrait un sacrifice et l'on consultait les auspices pour voir si les dieux étaient favorables. On échangeait ensuite les contrats devant témoin et les deux époux exprimaient alors leur consentement en se serrant la main droite. Un repas de noces terminait la journée.

Lorsqu'elle incorporait le ménage, le nouvelle mariée faisait symboliquement une offrande de trois as à son mari, au Lare de la maison et au dieu du carrefour le plus proche. Les mariages n'avaient pas lieu les calendes, les nones et les ides. Jusqu'au règne de Septime Sévère, il fut interdit aux légionnaires de contracter une union légitime. 

La mort 

De nombreux rites funéraires suivaient la mort d’un citoyen. Tout d'abord le décès était déclaré au temple de Vénus Libitina et le défunt était exposé sur un lit funéraire (lectus funebris), dans l'atrium, parfois pendant plusieurs jours. Le jour de l'enterrement ou de l'incinération (les Romains ont pratiqués alternativement incinération et inhumation), le corps été transporté sur son lit par un cortège, la nuit tombée. C'était l'occasion pour les familles de la nobilitas d'exposer les images de leurs ancêtres. Dans tous les cas, les restes du défunt étaient enterrés dans des nécropoles, à l'extérieur de la ville, le long des routes. La tombe était un lieu de culte privé géré par la famille où les restes du défunt étaient inhumés : c'est ainsi qu'il entrait dans le groupe des Dieux Mânes. Une victime ainsi que des offrandes étaient brûlés en holocauste dans son bûcher (rogus) ou dans un feu aménagé à côté de la tombe. La famille endeuillée sacrifiait alors aux Pénates et consommait la part des chairs qui lui revenait lors d'un banquet funéraire. Une fois le bûcher éteint, dans le cas de l'incinération, les cendres étaient recueillies, lavées avec du vin et déposées dans l'urne (loculus) rangée dans la tombe. La famille était considérée comme souillée pendant le temps du deuil. On portait des vêtements sombres et on ne revêtait aucune fonction publique jusqu'au nouemdialis cena, un banquet célébré le huitième jour. A cette occasion, les plus riches citoyens pouvaient organiser des jeux funéraires (danses, combats de gladiateurs...).

A l'occasion du jour anniversaire de la mort et de la semaine des Parentalia (fêtes des morts du 13 au 22 février), la famille se réunissait auprès de la tombe et célébrait un sacrifice en holocauste. Diverses offrandes étaient faites (fleurs, aliments, boissons, parfums), parfois versées dans des conduits menant directement au caveau.

Skoll

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