LES RUNES...
LA VOIE OBSCURE...

 

CHAPITRE II

LE JEU DE RUNE UTHARK

Le jeu de Rune n’est pas un alphabet comparable à l’alphabet grec et latin. Ce jeu débute avec d’autre lettres f, u, t, h, a, r, k etc… ce jeu de rune est appelé FUTHARK. C’est ordre de rune a été trouvé en Gotland sur la pierre de Kylver, et sur le Vadstenabracteate et le Grumpanbracteate. La théorie la plus commune lié à l’origine de cette écriture est, qu’elle est dérivée de l’alphabet grec et latin. Mais la position des runes et l’ordre dans lequel elles sont disposées montre qu’elles sont fortement liées à l’ancienne spiritualité nordique, et ne sont pas un alphabet à part entière comme peut l’être le latin et le grec. Les runes n’ont pas été originellement utilisées pour l’écriture, mais sont des symboles magiques. Après le déclin de la culture de l’âge viking, les runes furent usitées sous un aspect plus trivial. Même après l’avènement du christianisme, les runes étaient utilisées pour la protection, et ce même dans les églises. Dans l’église de Hemse en Gotland, les chaires des prêtres étaient protégées par un couple de Futhark. Si les pouvoirs des Chrétiens ne pouvaient protéger suffisamment l’église, il pouvait toujours demander assistance aux anciennes runes d’Odhin.

Le jeu de runes le plus commun est constitué de 24 runes, il est le plus usité en magie runique. Ce jeu de rune est divisé en trois aettirs, chaque aetts comporte 8 runes. Ce sont l’aett de Frej, l’aet de Hagal, et celui de Tyr.
Il existe aussi un jeu de runes Anglo-saxon, il comporte 33 runes. A l’ancien Futhark à été ajouté 9 runes. Il existe un jeu à 16 runes selon deux versions ; une Norvégienne-Danoise, et une Suédoise. Ce jeu n’est pas fréquemment utilisé lors des rituels, il a eu cependant une grande influence dans la tradition magique à travers l’Armanen futhark de Guido Von List. Même si ce jeu comporte des lacunes évidentes du point de vue historique, il est de loin le plus usité dans les cercles runiques modernes de magie. Tout ça a cause du phénomène “ Wicca ”…

Une version controversé de l’ancien Futhark est le “ Uthark ”, Selon le professur Sigurd Agrell, qui publia nombre de livres sur le sujet durant le XIX ème siècle, la première Rune devait être placé à la fin. Il y avait donc un nouveau jeu, avec une signification nouvelle, en accord avec cette nouvelle théorie numérologique.
Dans son livre “  Lapptrummor och Runmagi ” Agrell écrit :
“ Dans la position des runes du Futhark ( celui commençant par les runes f, u, t, h, a, r, k ), un truchement cryptographique a été utilisé : la dernière rune est placé avant les autres. Ainsi il était impossible pour les non-initié de connaître l’ordre réel des runes. ”

Dans “ Runornas Talmystik och dess antika förbild ” et “  Senantik Mysteriereligion och Nordisk Runmagi ” Agrell montre les similarités entre la numérologie de certains cultes mystiques antiques et la tradition runiques. Le problème de la théorie de l’ “ Uthark ”, est l’absence de preuves pouvant l’étayer. Mais le fait que cette théorie semble correcte, d’un point de vue numérologique, dans l’ancienne tradition nordique, renforce sa probabilité.

Peut être qu’Agrell a raison, en disant que l’Uthark ne pouvait être reconnu que par des initiés. Nous savons que les magiciens nordiques ont crée de nombreux secrets et de runes cachées, la tradition runique, comportant elle, plusieurs niveau. Le Futhark pouvant très bien être le jeu de rune exotérique, et le Uthark le jeu ésotérique.

Les 24 runes de l’ancien Futhark sont utilisées couramment dans les cercles magiques runiques. Deux versions sont utilisé par les praticiens. Certains placent le “ d ” Dagaz à la fin, tandis que d’autres placent le “ o ” Odal à la fin. Cette dernière version est dérivé de la pierre de Kylver, mais la première est plus commune. Les “ cercles ” de magie allemand, ceux inspiré par le mouvement Romantique national et Guido von List, utilisent l’Armanen Futhark. Certains d’entre eux se penchent également sur les théories mystiques raciales de List.
En Suède le Uthark a été utilisé par certains groupes de magie runique.
Les 24 runes de l’ancien Futhark sont présentées dans les livres de Edred Thorsson “ Runelore ” et “ Futhark- a handbook of runemagic ”, ainsi que dans “ laves of Yggdrasil ” de Freya Aswinn. Les 16 runes du Futhark scandinave sont décrit dans “ Northern Magic ”  de Thorsson, et le jeu de rune de l’Armanen Futhark dans son livre “ Rune Might ”.

L’Uthark est une version magique efficace du jeu de rune. Même si son ancrage historique peut être discuté, il correspond au langage et à la mythologie du vieux Nord. La rune “ feh ” symbolisant le but à atteindre et la récompense est placée à la fin, ce qui semble logique. Ainsi, la rune “ Ur ” symbolise le bœuf primaire , sauvage qui est l’auroch, tandis que “ feh ” représente la vache docile. Ce qui crée deux opposé en polarité dans l’Uthark.

 

L’UTHARK

UR : la rune UR symbolise l’état primordial et l’origine. Cette rune représente un bœuf ou une vache, qui, dans nombre de mythes symbolisent l’état originel avant la Création. Dans la mythologie nordique c’est la vache Audhumbla. Si on retourne la rune Ur, elle est semblable à un “ u ”, c’est une représentation des cornes de l’animal. Des pis de la vache Audhumbla coulent quatre rivières de lait, nourrissant ainsi l’autre être primordiale Ymir. Cette rune représente le potentiel de l’état originel qui s manifeste à travers les runes suivantes dans le Uthark. La Rune UR représente aussi Ginnungagap, le vide originel et l’abysse du chaos. Elle symbolise l’utérus par lequel tout se crée et tout né.

THURS : C’est la rune des géants des “ Thurses ”. Elle représente les deux forces chaotique primaire, Muspellheim, le monde du feu, et Nifelheim le monde de la glace. Thurs représente les extrêmes, les forces du chaos qui se trouvent n dehors du cosmos. Ce sont les forces de l’obscurité qui effraient, bien qu ‘elles contiennent le plus puissant pouvoir de la création. Les Forces du chaos vont détruire les dieux et le monde, afin qu’un nouveau monde puisse apparaître. Thurs est l’ “ autre ”, l’antithèse et l’opposé. Thurs symbolise le monde des géants, des trolls et de tous les êtres malfaisants. Les géants sont une race de dieux qui sont apparus avant les Ases, C’est pour cela que la rune Thurs représente Ymir l’  “ être double ”, d’où son association avec le nombre “ 2 ”. Thurs est la rune de la sorcellerie et de la magie noire.

AS : La rune des Ases, d’Odhin et des dieux ! ! ! Elle représente le souffle et le vent. Car Odhin est le dieu des vents et des orages. Il fit don de la vie et de l’esprit au premier couple : Ask et Embla.
Dans le Uthark AS est la 3ème rune, trois étant le chiffre divin, cette rune est connectée à l’önd, qui est le soufle et l’esprit. Les Dieux originaux sont apparus sous la forme d’une triade : Vili, Ve et Voden, ainsi que Odhin, Höner et Lodur. La rune As est la synthèse des runes “ Thurs ” et “ Ur ”. C’est la rune du pouvoir de la création, la rune du cosmos qui s’est formé dans le chaos.

REID : Elle symbolise l’ordre, c’est la rune du Dieu Thor, aussi appelé la “ Rune du Chariot ”. Car Thor est aussi appelé “ Reidatyr ”, le dieu au chariot qui à l’aide de son marteau Mjölnir, combat les forces du chaos. Cette rune est connecté au nombre “ 4 ” ( la roue, la croix etc…). Reid symbolise les quatre saisons, car Thor est le dieu de l’agriculture et le protecteur des fermiers. Le nom de cette rune est aussi lié à l’action de “ chevauchée ”, car elle symbolise aussi les quatre pattes de l’animal. Thor est le garant de l’ordre. Si la rune “ Tyr ” illustre le pouvoir de la loi, Reid s’assure que la loi à bien été appliqué. Cette rune est la rune du rythme et Thor marque le temps, comme sont marqués les différends cycle d’une journée et des saisons. Reid correspond au sang et aux battements du cœur.

KEN : La rune du feu, elle est aussi appelée “ la rune de la torche ”, Le nom de cette rune comporte plusieurs significations. Ken, signifie “ torche ”, mais peut aussi signifier “  savoir ” ou “  ressentir ”, comme en suédois le mot “ känna ”. On retrouve cet aspect, plus clairement, dans le mot allemand “ kennen ”. Ce mot fait référence à l’art ( en suédois : “ Konst ”). La rune de la torche est le feu intérieur qui fait briller l’illumination intellectuelle. Ce feu intérieur est gouverné par “ Loki ”, la figure nordique de Prométhée. Cette rune représente le royaume de Muspelheim et les êtres de feu tels Sturt. La rune de la torche peut être dangereuse, comme peut l ‘être l’illumination. L’un des nom de cette rune est “ kaun ”, qui peut être interpréter comme “ un ébullition ”. La chaleur peut apporter la maladie, mais le feu peut tout aussi bien détruire cette maladie.

GIFU : Le nom de cette rune signifie “ don ” ou “ sacrifice ”. Dans la spiritualité nordique les dons et l’action de donner sont très important. Dans le Havamal il est écrit :

“ Aucun homme n’est assez généreux pour refuser
Un cadeau en retour d’un cadeau,
Aucun homme n’est assez riche qu’il sera réellement
Peine d’être remboursé. ” (_39)

“ Un homme doit être loyal avec ses amis,
Et retourner cadeau pour cadeau[…] ” (_42)

La vision de la vie dans la tradition nordique s’effectue de telle sorte qu’un don équivaut en retour d’un don de même valeur.

“ Mieux vaut ne pas demander que de trop s’engager
Car un don réclame un don
Mieux vaut ne pas l’envoyer que de trop immoler ” (_145)

La relation des pouvoirs dans la spiritualité nordique n’est pas obséquieuse, comme peut l’être dans les religions monothéistes. Le fait est que les dieux n’ont pas crée l’humanité. Les premiers humains étaient des souches de bois : Ask et Embla. A qui Odin Höner et Lodur ont donné une âme , une compréhension, et des sentiments. Les dieux ont donné nombre de qualités aux hommes : la joie, la force et le succès, et ainsi ils reçoivent des dons en retour. La rune “ Gifu ” révèle l’échange ou le don, la connaissance et la force. Elle révèle comment “ ce qui est en haut ” peut communiquer avec “ ce qui est en bas ” et comment ils peuvent être connecté avec “ ce qui est au milieu ”.
Cette rune dénote aussi les aspects érotiques qui sont liés à l’échange sexuel entre deux personnes. La rune Gifu se trouve aussi autour du pain sacrificiel, marqué du signe “ X ”. Mais le plus important sacrifice/don que l’on peut faire est le sacrifice de soi. La forme de la rune montre un homme dont les bras et les jambes sont écartés. Odhin, l’archétype du magicien, reçut les runes en se sacrifiant lui-même pour lui-même.

WINJA : La rune de la joie, du bonheur, du plaisir. La forme gothique de Winja dénote aussi des pâturages : “  un lieu ou le bétail peut être à son aise ”. La rune de la joie montre à la fois un lieu et un état d’esprit. Wynja est un vieux terme germanique qui signifie “ perfection ”. Les mots comme “ wish ” en anglais et “ wunsh ” en allemand sont directement lié à ce terme. Cette rune représente l’accomplissement d’un souhait et la joie qui en découle. Winja est la septième rune du Uthark. Le chiffre sept est traditionnellement associé à la perfection. II est utilisé dans la magie germanique pour symboliser la chance. Selon Snorre, Winja correspond au Dieu Frey qui n’accorde pas seulement une bonne récolte mais aussi l’ensoleillement et la paix parmi les hommes.

HAGAL : La rune du givre est l’une des plus importante dans le jeu runique. La rune du givre est la parti ésotérique du feu prométhéen. Mais a la place du feu c’est de la glace qui tombe du ciel, sur le monde des Dieux comme celui des hommes. C’est une force destructrice, mais qui contient une grande connaissance. Le mot nordique “ Hagel ” signifiait à l’origine “ pierre ” ou “ cristal ”, ou encore “ pierre de cristal ”. Le mot cristal quand à lui vient du grec et signifie “  ce qui gel ”. Les cristaux, les gemmes et les diamants étaient vu comme descendant du “ ciel de cristal ”_ la huitième et divine sphère. Dans le Futhark scandinave la forme de cette rune montre aisément sa connexion avec le givre. C symbole peut aisément être utilisé sur une pierre de bénédiction. Dans sa forme étendue Hagal comporte huit branche. Le nombre huit est connecté au mot “ aett ”. Hagal est la “ rune-mère ” car elle contient potentiellement toutes les autres runes. Hagal symbolise aussi la pierre de sel originelle, celle là même que la vache Audhumbla lécha, faisant ainsi sortir l’ancêtre des dieux.

NAUD : La neuvième rune, Naud est synonyme de “ besoin ”, de “ nécessité ”. C’est la rune du destin, elle est liée aux 3 nornes qui tissent la toile de la destiné. Naud est la rune de la magie et de l’initiation. La magie est une habilité qui peut influencer la destinée, c’est une connaissance que les dieux parfois ne peuvent pas connaître. Même pas les dieux peuvent influencer les nornes. La destinée est le fil de la vie qui a été donnée à chaque homme. Skuld, la plus jeune des nornes. Elle coupe le fil de la vie lorsqu’une personne doit mourir. L’initiation magique est le chemin qui mène au contrôle de la destinée, et permet ainsi, d’entrer dans les niveaux les plus profonds du royaume de la mort. Odhin s’est pendu neufs jours à Yggdrasill pour être initier aux mystères des runes. Le royaume de la Mort se compose de neufs niveaux. La distance pour atteindre ce royaume est de neufs jours de cheval, comme nous le savons, d’après le voyage de Hermod aux enfers pour ramener son frère Balder.

Sur l’amulette de Sigtuna, il est écrit :

“  Ayez neuf nécessités, loup ”.

Mais sur cette inscription Moltke en donne seulement une partie:
þurXsarriþuXþursa trutin fliu þu nu funtin is
‘Troll de fièvre- blessure, Seigneur du Troll, fuis maintenant, tu es découvert’.

Krause ne donne pas le texte original, mais note que sa signification n'est pas certaine. Il le traduit: ‘Démon de la fièvre des blessures, Seigneur des démons, Maintenant tu dois fuir. Tu as été découvert. Trois genres de douleur sur toi, loup. Trois fois la misère, loup. |||, la rune de la glace. Ces runes de la glace seront ta seule joie, loup. Aime bien le seidr’.

La connexion entre les nornes et le nombre neuf se reflète aussi dans l’Edda poétique, dans le poème “ le chant du soleil ” : “ Sur la chaire des nornes, pendant neuf jours je me suis assis ”.
Le “ Livre islandais des Arts noirs ”nous enseigne qu’il faut graver neufs runes. Neuf correspond à 3 x 3, ce qui représente le plus haut aspect du pouvoir magique de la trinité. Les trois sorcières de Macbeth ( qui ont sûrement été inspiré par les trois nornes) chantent :

“  Thrice to thine and thrice to mine, and thrice again to make up nine ”.
(Trois fois pour le tien, trois fois pour le mien, et trois fois encore pour faire neuf.)

Naud est à la fois le temps, la destinée, la nécessité et la mort, ainsi que la renaissance. Dans la spiritualité nordique la mort et la vie sont intimement connecté…

Is : Comme son nom l’indique, cette rune est connectée à la glace (Ice en anglais), au froid et à l’hiver. C’est la rune de Nifelheim : des forces primordiales de ce royaume de glace. Le froid fait redescendre l’eau dans les profondeurs de la terre. Le “ Froid ” fait ainsi retourner les âmes du ciel vers la terre. C’est ainsi que cette rune est usitée pour désigner les personnes qui sont en grande affliction ou dans des états psychotiques. La rune de la glace est la rune du “ moi ” et représente la concentration et la focalisation. Elle focalise, absorbe, et est le symbole de l’égocentrisme et du repli sur soi. La rune de la glace symbolise les pensée, contrairement a la rune de la torche qui symbolise les sentiments. Dans la glace, les choses du passé sont gardées. L’expression “ refroidir ” signifie aussi “ tuer quelqu’un ”. La glace correspond à la période de l’hiver et de la mort : l’hibernation des ours, et l’état qui se situe juste avant la renaissance. La rune ressemble à un pic. De ce fait “ Is ” cloue les choses sur place.

JARA : Elle symbolise l’année et tout spécialement une bonne année. Elle représente une moisson fructueuse et fertile. Dans le Futhark traditionnel, elle est la douzième rune et est connecté aux douze mois de l’année. Dans le Uthark elle est la onzième comme le souligne Sigurd Agrell dans son livre “ Runornas Tal mystik och Dess Antika Förebild ” les obsrvations numérologiqu mystiques ont établit un lien entre le nombre onze et la fertilité et la moisson. Une année solaire ( 365 jours) est supérieure à une année lunaire ( 354 jours= 12 x 29 ½) avec onze jours.
Ces onze jours étaient vu comme ayant une influence sur les cultures de l’année. Cela n paraît pas improbable puisque la lune et le soleil ont toujours été utilisé pour mesurer le temps. Les moissons sont liés à Frey et Freya et leur pouvoir de fertilité qui contribue à une bonne année. Dans les Eddas il est dit qu Frey donna onze pommes d’or à la géant Gerd. Ces pommes représentaient le pouvoir fertiles de Frey.

PERTRA : Pertra est souvent appelé la rune de la pierre. Le mot pertra est aussi lié au mot grec et romain “ petra ”. Cette rune est aussi appelé “ Peorth ” et est connecté au mot anglais “ Birth ”( naissance ). D’un point de vue mythologique, le dieu est souvent né de la “ montagne du monde ” ( Mythra etc…). Elle signifie aussi la nuit, mais la place de cette rune est loin d’être évidente. Dans certains jeu Pertra et Eihwaz (la rune qui la suit ) sont interchangeable. Sur la pierre de Kilver Pertra est avant Eihwaz, alors que sur les bractées découverte Eihwaz précède Pertra. La douzième et la treizième rune sont au centre du jeu de rune. Il y’a une logique numérologique à ces placements. L’interchangeabilité peut montrer qu’il y’a une certaine dynamique dans le jeu de rune.
Le fait est que ces deux runes ont une connotation très mystique et leur utilisation semble avoir décliné durant le XV ème siècle. Pertra signifie aussi “ secret ”. Ce n’est pas seulement le fœtus, mais il symbolise la tombe, ce qui correspondrait logiquement à la treizième rune, ce nombre étant associé généralement à la mort ;
Pertra est parfois interprété comme un arc utilisé pour choisir les runes. Dans un chant runique Anglo-Saxon il est dit :
(Peoth byth symble plega and hleter wlancum Thor wigan sittah on beorsele blithe aetsomne.)
  “ Peorth is both game and joke for the Proud…, where warriors sit in the Beerhall happy together ”

“ Peorth est à la fois un jeu et une plaisanterie pour le Fier…, où les guerriers sont assis dans le Hall de l’Ours, heureux d’être ensemble. ”

Pertra symbolise aussi la force du destin. Ainsi le poème runique peu révélé une autre signification, où les mots tel que warriors:  “ wigan ”, était “ wifan ”, “  wifes ” (NDT : “ femmes ”) et le mot beerhall : “ beorseele ” transposé “ beorthseele ”, “ hall of birth ” (NDT : le hall de la naissance).
Alors le chant signifierais :
“ game and joke for the proud, where wifes sitting in the hall of birth happy together ”
“ jeu et plaisanterie pour le Fier, là où les femmes sont assises dans le hall de la naissance, heureux ensemble ”

Cela révélerait l’aspect de naissance de la rune, et de la fertilité. A noter que Perchta est une divinité de la Mort et de la Fertilité, qui chevauche aux côtés d’Oddhin durant la chasse sauvage. Elle vit dans les montagnes ou dans le monde souterrain.

EIHWAZ : Parfois appelé Eoh, la rune Eihwaz corresponds a l’If . Sa place de treizième rune la connecte à la mort. Dans les pays nordique l’If est un arbre typique des cimetières. C’est un symbole de mort et de vie éternelle. Le chant de rune Anglo-saxon dit :
“ Eoh is on the outer side not a happy tree, hard, earthbound, the guardian of fire, supported by roots, a joy on inherited lands ”
Eoh est de l’envers du décors, ce n’est pas un arbre joyeux, il est rugueux, né du sol, le gardien du feu, c’est un symbole de joie sur une terre désolée. ”. L’If est l’arbre sanctifié dans la tradition nordique, il symbolise Yggdrasil. Il représente le pilier du monde qui unifie le monde du haut à celui du bas. Yggdrasil est le seul moyen de communiquer et de voyager parmi les mondes.
L’if est un arbre nocif. Correctement préparé, le poison extrait peu être un puissant hallucinogène. Le Dieu de l’IF est Ull, Dieu de la chasse et du tir à l’arc.

ALGIZ: cette rune est communément appelé la rune de l’élan. Algiz symbolise le royaume animal et le dieu cornu ( cela correspond aussi à Sol). Algiz ne représente pas uniquement l’élan, mais tous les autres animaux cornus, comme le cerf. 4 cerfs se nourrissent de l’écorce d’Yggdrasill, et peuvent être reliés à cette rune.
Cette rune peut signifier aussi , la “ protection ”, le rune classique de la protection est le “  Aegishjalmur ”

quand 4 ou plus Algiz sont connectés il est aussi connu comme le “ casque de l’effroi ”,

symbole du dragon Fafnir. Selon Agrell, Algiz aurait pour origine étymologique “ Ahl ” qui signifie lieu sacré. Il peut être gravé dans deux directions, chaque direction correspondant au sexe féminin et masculin.
Dans le jeu de rune de Charnay, la rune Algiz a la même forme que la rune Hagal dans le jeu de rune scandinave:

 

 


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Dans cette version les deux runes Algiz sont connectés. En Hollande ce symbole correspondait traditionnellement au mariage. Elle représente aussi un homme qui tend les bras en l’air, canalisant les forces venant du monde des dieux.

SOL : C’est la rune du Soleil. Dans le Alvissmal on peut lire : “ Sol est appelé ainsi dans le monde des hommes, “ Sunna ” parmi les Dieux. Dans la tradition nordique, le soleil est une déesse nourricière apportant la fertilité et la vie sur la Terre. Le Dieu Balder est associé a cette rune. Il est le dieu-soleil, et sa mort signifie l’entrée du soleil dans le monde des ténèbres. Le culte du soleil est une ancienne tradition, présente dans toutes les cultures, il symbolise la force, la victoire, la protection. C’est aussi un œil dans le ciel, c’est l’un des yeux d’Odhin. Celui qu’il a sacrifié dans le puits de Mimir est symbolisé par la Lune. La rune du soleil symbolise aussi le géant destructeur Surt qui vit à Muspellheim. Surt représente l’aspect le plus puissant et le plus destructeur du soleil…

TYR : Tyr est l’ancien dieu de la guerre et du ciel, la rune qui porte son nom symbolise son pouvoir. Cette rune est au dessus de toute les autres et symbolise la lutte pour la victoire. Dans le poème Sigrdrifumal on peut lire :  “ Tu te dois de connaître les runes de la victoire si tu la désire, et les gravées sur le pommeau de ton épée, sur la garde tu dois graver Tyr deux fois. ”

Il symbolise la force du droit et symbolise la balance de la justice. La forme de la rune révèle à la fois le dard et l’écaille, il est le pilier qui supporte le ciel. Il symbolise la partie de l’Yggdrasil qui apparaît sur terre, comme peu l’être l’Irminsul des Saxons. Tyr est aussi la rune de la bravoure et du sacrifice de soi : le dieu Tyr n’avait-il pas placé de son propre chef, sa main dans la bouche du loup Fenrir, en gage de sincérité, lorsque les dieux ont voulu enchaîner le loup. Au final, Fenrir à arracher sa main lorsque les chaines furent palcé sur lui.
Tyr symbolise la victoire, certes, mais une victoire qui à pour prix le sacrifice de soi. Cette rune est masculine et phallique… Elle est souvent vue comme symbolisant un homme.

BJAZRKA : la rune du bouleau. Les deux déesses Frigg et Freya sont liés a cet arbre. La forme de cette rune rappelle les deux seins d’une femme, ou une femme enceinte vue de profil ; Elle symbolise la fertilité et l’enfantement.
Il existait de vieux rites de fertilité, où les jeunes hommes se lançaient dans une course poursuite effréné et flagellaient les jeunes femmes avec des branches de bouleau. Cette cérémonie se déroulait au printemps. L’âme de femme est connecté dit-on au bouleau, on dit aussi que les âmes des femmes trouvent refuge dans cet arbre. Le bouleau est lié aussi a la sorcellerie et à la transe du sejd. Les poils du balai de la sorcière étaient traditionnellement fabriqué avec du bouleau. Le bouleau est un arbre nordique, c’est une des premières essence d’arbre qui est apparu juste après la dernière ère glaciaire. Il est synonyme de renaissance…

EH : La rune du cheval. “ Eh ” signifie cheval, cette rune symbolise la camaraderie, l’amitié et la coopération. On l’utilisait pour les cérémonies de mariages et d’alliance. Cette rune a aussi une signification plus occulte. C’est la 18ème rune dans l’Uthark, et 18 est le nombre d’Odhin (2x9, Odhin connaît 18 chants magiques). Le cheval est lié a odhin, c’est Sleipnir sa monture à 8 pattes qui le transporte de monde en monde. Le mot Yggdrasil signifie littéralement “ le coursier d’odhin ” et c’est l’axe dont se servent les magiciens quand ils veulent traverser les différents mondes. Cette rune symbolise le voyage, le cheval est l’animal magique par excellence dans la tradition nordique. Une tête de cheval était sensé effrayé les “ landvettirs ” qui était synonyme de malchance. Mais en même temps, elle était synonyme de protection lorsqu’elle était placée au dessus d’un puit. Le cheval est intimement lié à la mort. Au solstice d’hiver, pendant la “ chasse sauvage ”, Odhin chevauche avec ses légions des morts. Le cheval appartient aussi a Hel . Le monde souterrain comprend aussi neuf mondes, appellés “ Heldrasil ”, ils symbolisent la partie féminine de l’Yggdrasil.
La forme de Eh rappelle un cheval, mais aussi deux personnes qui se tendent la main, synonyme de coopération.
Cette rune symbolise aussi la Fylgja d’un individu, sorte de guide animal totémique…Il est dit que : “ Marr er manns fylgja ” : le cheval est la Fylgja de l’homme.

MANNAZ : La rune de l’homme suit la rune du cheval. La forme de cette rune est interprété comme étant un homme et une femme qui se soutiennent mutuellement. La forme du X peut être trouvé dans cette rune, illustrant la cmmunication entre les mondes du dessus et du dessous, et les quatre directions. Elle appartient au monde des hommes. Son nombre est le 19 dans l’Uthark, unissant ainsi les 7 planètes et les 12 signes du zodiaques. Revèlant ainsi la vieille croyance que les hommes ont été crées grâce aux forces des planètes et des étoiles. La rune “ Mannaz ” dans le Futhark gothique à la double signification de l’homme et de l’arbre.

LAGU : Lagu est la rune de l’eau. Le nom de cette rune se retrouve dans beaucoup de mot ; le suédois “ lag ”, “ lagun ”, l’anglais “ lake ”, “ lagoon ”. Lagu est aussi synonyme de fluide (suédois : vätska). Lagu est à la base de la loi de la vie. Cette rune représente les eaux originelles de Nifelheim qui sont à la source de toute vie. Elle correspond à la sorcellerie et à la magie. Elle est liée aux rêves qui sont influencés par la lune. Elle est connecté à la déesse Nerthus et Ran et aux dieux Njord et Aegir. C’est la 20ème rune dans le jeu de l’uthark, le nombre 20 est associé à l’eau et à la lune. Selon Sigurd Agrell un ancien rite nordique “ vatni ausa ” consistait à asperger de l’eau sur les gens, comme une sorte de baptême.

ING : Cette rune représente le pouvoir de la reproduction masculine. Le mot Ing signifie sperme ou semence (suédois : frö). Il est synonyme du dieu Frey. Le mari de Freya est le dieu de la fertilité. Cet aussi la contrepartie masculine de Nerthus, la déesse de la terre. La mythique dynastie royale suédoise la “ Ynglingarna ” on fait remontée leur lignée familiale jusqu’au dieu Yng ou Ing. Le mot suédois “ Yngling ” désigne un jeune homme viril. Cette rune est lié au printemps. Dans une perspective magique cette rune contient le potentiel de toute chose. C’est la rune de la semence, l’origine de ce qui est à venir.

ODAL : Odal c’est le “ patrimoine, l ‘état ”. Elle représente le propriétaire terrien ou foncier. Odal signifie aussi “ noble ” ( suédois :ädel), faisant allusion à l’homme, qui selon la tradition à le droit de réclamer la vie, le pouvoir et la terre. Cette rune est associé a la famille et à ses droits historique. C’est la rune du clan, par excellence et par extrapolation à la nation. La forme de la rune représente un mur avec une large ouverture. C’est aussi la rune “ Ing ” se tenant solidement avec deux jambes sur le sol. Le symbole magique de cette rune est qu’il faut chercher ses racines, celles ancrées dans l’histoire. Les plus vieilles forme de spiritualités consistaient au culte des ancêtres, où l’homme était en relation directe avec ceux-ci, et aux endroits qu’il leur étaient consacrés. Les ancêtres vivaient souvent dans des objets magiques, spécialement les arbres, qui étaient connectés à leur âmes. La rune Odal représente les racines d’une personne, ainsi que ses fondations historique. C’est donc une rune de protection, on la retrouve dans les vieilles maisons. Sa place dans le jeu de rune n’est pas évident, parfois elle est placé avant “ Dagdaz ”, comme sur la Kylverstone. Mais dans d’autres découvertes elle est situé après.

DAGAZ :C’est la rune du jour. Elle symbolise la lumière du jour, et non le jour en tant que donné temporelle, bien qu’elle corresponde à la période entre l’aube et le crépuscule. Dagaz représente l’illumination, la clarté, l’éveil. Elle est utilisé en tant que protection contre la sorcellerie et est gravé sur les portes et les fenêtres. Elle symbolise le zénith, le point culminant, et le climat . La rune “ Jara ” représente le solstice d’hiver, “ Dagaz ” correspond au solstice d’été. Elle est semblable à un papillon, juste après l’éclosion de la chrysalide, l’instant ou il entre dans une nouvelle réalité.

FEH : Cette rune signifie le “ bétail ”, ou le “ cheptel ”. Feh est synonyme d’abondance, de profusion. Dans l’ancien Futhark c’est la première rune, ce qui est assurément le meilleur argument de la théorie de “ l’UTHARK ”. Il semble raisonnable que l’animal primordial “ Ur ” vienne en premier et que le bétail apprivoiser “ Feh ” vienne ne dernier. Cette “ rune de l’abondance ” est donc lié aux récompenses et aux richesses que l’on rassemble. Ce qui est logiquement la dernière étape d’un processus. Selon l’Uthark cette rune est la fin d’un processus et les récompenses qui s’ensuivent. L’énorme et chaotique pouvoir de la rune “ Ur ” a été apprivoisé et est finalement sous le contrôle du magicien avec la rune “ Feh ”. La relation entre la première et la dernière rune révèle qu’elles sont les deux faces d’une même pièce. Ce sont des extrêmes à travers lesquels on passe aisément. La tradition spirituelle Nordique n’est pas créée autour d’un espace linéaire, mais cyclique. Un nouveau cycle commence après la rune “ Feh ”, et débute avec la rune “ Ur ”.

L’Ancien Futhark et le Uthark sont divisé en trois famille ou “ aettir ”.
Dans le Futhark les trois runes qui débute chaque aett, illustre chaque aett. On a donc l’aett de Frey (“ Feh ”), d’“ Hagal ” et de “ Tyr ”.
Dans l’Uthark, ses runes seront donc à la fin de chaque aett. On aura donc l’aettir de “ Ur ”, de “ Naud ”, et de Bjarka. Ce sont donc trois aettir féminin :
“ Ur ” correspond à Audhumbla et symbolise la création.
“ Naud ” correspond au Nornes et symbolise le temps / la mort.
“ Bjarka” correspond à Frigg ou Berchta  et symbolise finalement la résurrection.

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