AGES SOMBRES ET ŒUVRES QUI ONT FAIT SA RENOMEE : les procès en sorcellerie.
En 1484, la bulle Summis Desiderantes Affectibus ,à la requête du pape Innocent VIII, désigna deux inquisiteurs, Jacques Sprenger et Henry Institoris, qui appartenait a l’ordre des Bénédictins, ordre qui promulguât l’Inquisition, pour enquêter et mettre un peu d'ordre dans ce XVème siècle fort tourmenté. Les deux compères se mirent à rédiger ce pieu ouvrage, qui recense divers points ayant trait à l'existence du diable et aux pouvoirs des sorcières. Ce manuel est une véritable bible du chasseur de sorcières, qui connut vingt-huit éditions en deux siècles. Dans La Sorcière , paru en 1862, l'historien Jules Michelet commente à sa façon cet ouvrage : « Le Malleus , qu'on devait porter dans la poche, fut imprimé généralement dans un format rare pour l’époque : « le petit-18 »( pas de commentaires saugrenus s’il vous plaît). Il n'eût pas été séant qu'à l'audience, embarrassé, le juge ouvrît sur la table un in-folio, Il pouvait regarder du coin de l’œil, et sous la table, fouiller son manuel de sottise. »
Le Marteau des sorcières fut donc, malgré le nombre important de ses pages, le premier livre de poche.
Le Malleus Malleficarum se distingue de ses prédécesseurs ( autres ouvrages traitant de la sorcellerie et du Diable) par sa focalisation sur la femme, comme sorcière. Cette vile femelle aux mamelles reluisantes qui use de mille maléfices pour corrompre le corps du vertueux (sachant qu’à l’époque les pontifes de cette Eglise étaient tous des hommes, Il est tout naturels qu’ils finissent « pd », à force de se côtoyer en promiscuité, il avaient une image déformée de la Femme. Et puis n’étais ce pas « Elle » qui permit à Adam de quitter le Paradis ?)
Dans cet ouvrage les auteurs démontrent clairement que Dieu est supérieur au diable. Après tout, les auteurs sont deux théologiens et si l'objectif premier du Malleus Maleficarum est de prouver l'existence de la sorcellerie et d'en aider la poursuite, il n'en demeure pas moins que, comme tout ouvrage théologique du moyen-âge son but est aussi de proclamer la gloire et la toute-puissance de Dieu. La place subordonnée du diable face à Dieu est très claire dans le manuel. Pratiquement à chaque fois que les auteurs crédite le diable d'un quelconque pouvoir, il est précédé de la formule suivante ou d'une variante : Dieu le permettant…Le diable ne peut rien faire sans la permission de Dieu.
Mais, bien sûr si Dieu permettait que les hommes commettent le Mal, c’est qu’ils avaient péchés. Ce qui justifiait encore une fois, la colère divine…
Prenons un exemple, un témoin de Krämer raconte qu'un enfant avait disapru dans son village et il lui rapporte :
"ayant surpris une assenblée de femmes dans la nuit, avait pu les voir tuant l'enfant et buvant son sang"
Puis sur le sort réservé aux enfants :
"Nous le mettons à cuire dans un chaudron jusqu'à ce que la chair se détache des os et deviennent bien liquide. De l'élément le plus solide, nous faisons un onguent qui nou sert pour nos artifices, nos plaisirs et nos transports"
Voici donc un bref aperçut des questions abordées dans cet ouvrage, suivit d’un petit commentaire. Il faut se les poser, si vous vous sentez une âme d’inquisiteur et que votre vocation est de glorifier la Toute Puissance de Dieu et comme dirait le curé adepte du karaté dans « Brain Dead » : « Au nom du Seigneur, je vous botte le cul ! ! ! ».
Partie I :
Question première :
Affirmer l'existence des sorcières, est-ce tellement catholique qu'affirmer
obstinément le contraire soit absolument hérétique?
Ceci est très clair, car nier l'existence des sorcières revenait à être
sorcier soi-même. Avec cet argument de poids Sprenger renforce le pouvoir de
l'Eglise sur le peuple par le biais de la peur et en fait un allié forcé.
Question VIII :
Les
sorcières peuvent-elles empêcher l'acte de la puissance génitale?
Cette question est fondamentale. En effet les sorcières sont de viles femelles
qui ne pensent qu’à vous rendre stériles afin d’éviter la prolifération des
petits jésus…
Question X :
Les
sorcières peuvent-elles par un sort changer des hommes en forme de bête?
En voici une qui dénote une forte connotation païenne, issue des traditions et
des anciennes coutumes. Et oui les métamorphes sont choses sataniques. Le
Diable n’est-il pas par essence la Bête.
Partie III :
Chapitre II :
Des
remèdes pour les gens qui par maléfices sont fous de haine
La peur initiale des sorcières n'était pas tant qu'elles étaient suppôts de
Satan mais bien qu'elles jettent des maléfices, tels rendre fous ou faire
naître un animal ou un enfant mal formé ou mort-né. Et la les premières
femelles montrées du doigt sont les sages femmes, la chose est logique me
direz-vous, car si la femme meurt en couche ou qu’elle accouche d’un enfant
mort-né, ce ne peut être que par la faute de la sage femme, qui livre les
petits corps sans vie au démon, ahh ! ! ! !, Les faiseuses d’anges….
Chapitre VI :
Des
exorcismes de l'Eglise comme remèdes pour toutes infirmités
Un point important L'Eglise ici se fait un peu de publicité pour les grands
traitement qu'elles pourraient proposer aux grands maux qu'elle vient de
créer. Heureusement l’Eglise est là…
9ème
action: remarques à l'adresse du juge avant les interrogatoires en prison ou
sous la torture
Les interrogatoires se faisaient généralement tous sous la torture, morale ou
physique. Et là, on torturait à foison, car même si la sorcière avouait bon
gré mal gré sa fornication avec le Diable, il fallait quand même se méfier
s’était peut-être un stratagème pour corrompre l’inquisiteur, il y avait de
quoi douter encore. En effet, ne s'agissait-il pas d'une ruse pour écourter
l'interrogatoire? La tradition était également de raser la sorcière afin d'y
trouver une marque quelconque prouvant son statut de sorcière. Les rasages de
crânes, de poils pubiens … une technique séculaire.
Question XIV :
10ème action : de la manière de condamner l'accusée à la question. Comment la questionner le 1er jour? peut-on lui promettre la vie sauve?
Sprenger n’a oublié aucun détail. Ils ont vraiment tout prévu. Même la manière d’aborder l’interrogatoire le 1er jour. Rappelez-vous cette chanson : « Toute première fois, toute…toute…première fois… »
Question XVIII :
De la
nature de la sentence définitive
Et oui il faut bien que cet Art de l’interrogatoire finisse un jour. Il faut
aborder des thèmes plus pragmatiques, comme par exemple avec quel type de
bois il faut brûler la sorcière, car si le bois dégage une fumée trop
épaisse, cette « conne » de sorcière étouffe et cela abrège ses
souffrances, et par-là plus vite la sentence, le bon peuple ne saurait se
satisfaire d’une sentence trop vite exécutée. La sorcière pouvait être bannie
ou encore marquée au fer rouge.
Sur ce, je ne peux que conseiller de lire cet important document qui démontre les idioties d’un peuple veule et servile. A une époque ou Piété rimait avec Bûché…
Cet ouvrage peut aussi servir de source d’inspiration, mais là je ne vous apprends rien….
+NILFHEIM+