Entretient w / Arisches Blut
( http://www.geocities.com/satanisme_patriotique/ )I) Ave, Votum Mortis ! Entrons dans le vif du sujet, en guise d’introduction peux tu nous en dire plus sur ton projet, dont on commence à murmurer le nom ici et là dans les bas-fonds de l’underground ? Qu’est-ce qui a motivé son existence, éventuellement qu’est ce qui l’a précédé ?
Avé au Satanisme Patriotique ! D’abord érigé sémantiquement tel l’icône narcissique, et hautaine d’un mode de pensée écœuré, d’un code de vie et de mort sectaire, ce n’est qu’en 2002, suite à certaines expériences métallurgiques n’ayant bien heureusement jamais eu le temps d’arriver à maturité – Et qu’en conséquence je ne ferais pas l’honneur de citer ici, sauf peut être pour Pest qui, actif de 1999 à 2001, composé de Nilfheim (Basse), Wuotan (Batterie) et moi même (Guitares / Chant / Synthés), et se situant dans un registre croisé Blessed In Sin / Abigor, aurait put aller loin si certaines circonstances ne nous avaient pas amenées au Split… - , et, surtout face au besoin libératoire d’enfanter, d’atteindre des sphères concrètes, palpables autant idéologiquement que musicalement , que Votum Mortis va pousser ses premiers soupirs en tant qu’entité à part entière. Au cours des mois, obéissant à un processus de composition sporadique uniquement dévoué à ce qu’impliquent et offrent les pulsions et instincts, la substance stylistique de Votum Mortis va peu à peu se profiler pour finalement donner corps à « De l’Honneur Et Du Sacrifice » & « Requiem Anthropique Pour Un Règne De Sang », deux premières déjections officielles qui, tout comme pour Brume & Charogne vont figurer sur le Split Cd-r « +++ Manipuler, Terroriser, Détruire +++ » aux cotés de Cavaticus.
Point de prédisposition ici aux symboliques devenues, hélas en ces jours sombres, purement formelles et de plus en plus en proie à la souillure de l’inculte claustré dans ses pseudos carcans sémiotiques insidieusement tendances et vendeurs. La quête ici individuelle ne saurait se soumettre à un quelconque mouvement de pensée irrémédiablement voué à la caricature, au cliché et à l’antinomie… Atteindre un degré supérieur de conscience de part une introspection et un libre arbitre puisant leur haine en la médiocrité du fiel ambiant et, leur force en ce qu’il reste de noble culturellement et subversivement en notre milieu est le maître mot. De fait chaque réalisation se veut être à la face du monde un crachat fielleux de dégoût et lucidité se refusant de sécher.II) Un mot au sujet de tes influences, musicales ou non-musicales, tes sources d’inspiration ? Quels assauts est-ce que VM nous réserve dans le futur ?
Question très vaste qu’il va pour sûr m’être difficile d’honorer pleinement…
Musicalement parlant, au vu de la masse de tapes, Lps, Cds, Eps… s’accumulant dans la poussière de mon taudis depuis une bonne douzaine d’années, il me serait réellement impossible d’être objectif quand à ce qui à put et, peut encore influencer ma façon de composer d’autant que j’aspire, autant que faire se peut, à enfanter quelque chose de personnel, à transcender ma dédication tout en restant fidèle au milieu. Je pense donc que l’auditoire, s’il en est, se trouve dans une position bien plus confortable à ce sujet.
Plus spirituellement, tout ce qui se révèle apte à nourrir mes pulsions dérangées, à conforter mes visions disloquées de l’existence et de la vie au sens large, est bon à prendre : Les fresques de réalisateurs tels que J. Buttergeit, S. Kubrick, O. Ittenbach, D. Lynch, G. Noè, D. Cronenberg, T. Hooper, O. Stone… de pontifes du cinéma UG asiatique tels que Tsukamoto, S. Fukui, T. Miike, T. Takeuchi, K. Kazuo, H. Sato… sans oublier toute la vague gore italienne des 70s / 80s, le microcosme des Nazi-exploitation / W.I.P., quelques crasses pornos teutoniques…. Les clichés de maniaques tels que J.P. Witkin, G. Bertok…. certaines croûtes de Zdzislaw Beksinski, H.R. Giger, Bruegel, Duhrer, Kittelsen, Georg Sluyterman von Langeweyde, G. Doré, Werner Graul…. Les écrits de Cioran, Machiavel, Nietzsche, Sade… des ouvrages historiques, criminologiques, géopolitiques, traités religieux… à mes heures perdues également.
Mais, bien au delà de cette liste restrictive et au demeurant bien classique, ma substantifique source d’inspiration reste la crasse que j’emporte chaque jour en me retirant de la civilisation, la froide contemplation de la souillure se voulant être mon prochain, mon dégoût envers le manque cruel de dignité, la faiblesse relationnelle et sociétaire dont fait preuve l’animal humain, l’absurdité de ce monde semblant avoir été déshérité de toute noblesse, toute ambition.
Concernant le futur de Votum Mortis, j’ai commencé à réellement y travailler il y a prés de trois mois, mais à un rythme plus qu’austère dans la mesure où il nous a, de prime abord, fallut préparer l’avènement, pour début octobre, des nouvelles démos de Charogne, Svart Hat, Yperite et, Lubrik Hate (groupe non impliqué dans le Hate Korp mais que j’ai jugé intéressant d’appuyer). La suite des évènement s’annonce également assez chargée mais, je pense pouvoir annoncer une première véritable démo pour le premier tiers 2006, laquelle reprendra les hostilités là où elles avaient étés laissées, s’orientera vers des structures encore plus longues, alambiquées, torturées et, devrait également s’enrichir d’emprunts légèrement Indus / Dark Ambiant pour accentuer le malaise. Un certain nombre de camarades devrait, en toute hypothèse, y participer. J’envisage par ailleurs un Split avec Svart Hat lorsque cette première perspective sera honorée.III) Il apparaît que V.M. est un one man band, choix ou fatalité ? Y vois-tu des inconvénients ?
Comme je l’ai déjà laissé sous entendre, bien avant que Votum Mortis ne prenne concrètement corps, de m’unifier sous la bannière de R.U. et de son Hate Korp avec une poignée d’individus fiables, intègres et de confiance, j’ai eu, hormis dans le cas du Pest précité, à plusieurs reprises, loisir de vomir l’expérience de groupe et, de faire le tour de la question entre répétitions chaotiques avortées d’avance, pseudos « camarades » d’armes trop sensibles à l’appel de la bouteille pour être capables de chier un riff tenant la route, conflits idéologiques et stylistiques improductifs et, résidus de groupies imbuvables ne pensant qu’à te lustrer le chauve entre chaque prises. Partant du simple postulat que l’on est jamais mieux servit que par soi-même, au vu des cohortes d’endomorphes incompétents et dénués de toute ambition gangrenant la région centre et, en vertu de mon désir grandissant d’aller vers quelque chose de plus introspectif, intimiste, c’est donc loin de toute fatalité que j’ai choisit, en mon âme et conscience, de poursuivre seul. Au delà et, en l’état actuel des choses, Votum Mortis transpire bien trop de mon être pour que l’immixtion d’une tierce personne à temps plein me soit supportable. Tout au plus, le contexte ayant changé et, à l’image de ma brève apparition passée sur le « War Wolf Spirit » de Gladsheim ou, actuelle, sur le premier affront d’Yperite, je ne tolérerais que de sporadiques et choisies participations. Tu l’auras donc compris, non, aucun inconvénient à mon sens, mais plutôt une marge de manœuvre illimitée pour mon intransigeance et mon perfectionnisme maladif.
IV) Comme je te le disais, un camarade me recommanda votre CD-R, +++ Manipuler, Terroriser, Détruire +++, atypique manifestation de solidarité au demeurant, au « package » très brut, le son ne l’étant non moins. A la bonne heure. Ce qui retient mon attention est cette volonté de collaboration massive et solide, plus puissante qu’un split superficiel entre deux groupes, et moins décousu qu’une compilation, qui répond à des besoins promotionnels au demeurant.
Mais là n’est pas le propos. Comment est née cette idée, pied de nez à l’industrie Black Metal traditionnelle ?
Quel est le principe de votre « Hate Korp » ? Est-ce que la suite sera du même ordre, ou bien chaque combo reprendra un cheminement plus personnel ?Tout d’abord, là où certains ont souvent qualifiés le +++ Manipuler, Terroriser, Détruire +++ de compilation, étant de fait totalement passés à coté de son sens profond, tu as, dans ta question tout comme dans ta chronique, relevé la volonté de cohésion, d’unité lui étant effectivement inhérente , chose que je prend pour un compliment puisque là se trouvait son unique but avéré, son principal intérêt, bien au delà de la substance y étant contenue.
Sans pour autant rentrer dans des propos aussi catégoriques que ceux de Zagam de Haine Noire par exemple, l’on peut effectivement parler de pied de nez à l’égard de l’industrie Black Metal traditionnelle dans la mesure où, à nos yeux, collaborer avec certaines structures se révèle bien trop souvent castrateur, voire désastreux. Comment rester maître de son œuvre et cohérent, droit dans sa démarche spirituelle lorsqu’un simple contrat, accord, offre à un label la possibilité de s’immiscer dans l’impact visuel d’un groupe, voire dans sa musique au grés des tendances, d’émettre des veto quand à sa marge de manœuvre idéologique, de le distribuer n’importe où, de le contraindre à se produire live face à des assemblées de merdeux, d’envoyer des promos à des torchons type Rectallian pour ensuite le pousser à des interviews sans intérêt etc… ??? Et, qu’en est il lorsque la collaboration vient à tourner court et que le groupe se trouve dépossédé face à un label jouissant de droits sur son œuvre ? Autant de raisons nous ayant, en partie, poussés à opter pour ce repli sectaire, à la liberté totale qu’il implique, dénuée de toute souillure, inhibition, censure ou contrainte externe. Cela ne nous empêche pas de collaborer avec certaines distros, certains zines / webzines & groupes externes, mais, ne contactant que les structures jugées intègres et sincères nous restons en mesure de filtrer et contrôler un minimum le cercle de l’auditoire, de notre diffusion. L’auto production est à notre sens ce qu’il y a de plus approprié au BM, pour le reste, si un label suffisamment burné est intéressé pour re-presser l’une des œuvres estampillée HK, il y a toujours possibilités d’en discuter et d’aboutir à quelque chose de concret, comme ce fut le cas récemment avec la réédition en LP du « A Prelude To The End » de Svart Hat via Iron Tyrant / Black Hate Prod & Flagellum Daemonvm.
Mais, au delà de ces considérations purement formelles, le Hate Korp, avec pour seul et unique mot d’ordre la haine la plus généralisée, obéit essentiellement à la volonté de se retirer du microcosme BM actuel, de le renier ; Microcosme ravagé par ses pompeux et galvaudés clichés, ses redondantes et statiques étiquettes (j’y reviendrais par la suite …), ses servitudes immatures, son manque flagrant d’audace ; Microcosme où ne semble plus régner un aussi insensé que franchouillard élan de copinage marginal, une sociabilité victime, à peine plus digne que les communautarismes ethniques / religieux les plus forcenés, autistes ; Microcosme où les individus actifs semblent avoir définitivement baissés les bras face à l’outrecuidance pédante et l’arrogance infondée de bon nombre de sous merdes passives donneuses de leçons … etc… J’en passe et des meilleures.
Pour en finir sur ce point, chaque groupe poursuit actuellement le cheminement lui étant propre sous l’estampille « Hate Korp » , mais je suis d’ores et déjà en train de réfléchir à un futur Split articulé sous forme de concept qui par la force des choses sera beaucoup plus conséquent que le précédent.V) Au sujet de tes influences supposées… A écouter Votum Mortis nous pouvons deviner ton intime conviction concernant l’abandon des frontières entre le Black Metal et des genres que certains vieux loups jugent voisins et liés, notamment le thrash et le Death Metal. Mélange contestable pour de nouveaux détracteurs, mariage sain et naturel pour d’autres. Que penses-tu de cet hermétisme des genres, au niveau musical et idéologique ? Est-ce qu’à ton sens, le message délivré à travers le DM et le BM pourrait être le même, une querelle de chapelles pouvant se révéler pernicieuse ?
Cette remarque trouverais plus de justifications dans le contexte de Charogne où, de part une inextinguible, absolue recherche de violence sonore et conceptuelle, notre démarche tend clairement à se situer à la croisée de tout ce que le Metal a connut de plus extrême et expéditif, mais soit, je le concède, tu as tout de même vu juste.
J’ai toujours conçus mon immersion / parcours dans le Metal, à fortiori extrême, comme une quête initiatique perpétuelle vouée à ne se heurter à aucune satiété, une recherche constante et individualiste d’élévation vers toujours plus de fanatisme, noirceur et radicalisme, laquelle m’a conduit naturellement au cours des ages du Heavy Metal au Raw Black, en passant par le Thrash, le Death, le Grind… En ce sens, je rejoins totalement la pensée des « vieux loups » sus-cités et, ne peux que conchier les certitudes et suffisances de bien des jeunes arrivistes ayant subitement, en grande partie via l’avidité mercantile et cosmopolite de certains torchons « spécialisés », évolués de merdes pédérastiques prétendument sombres / subversives telles que m. manson, eths, slipknot … etc.. vers un BM plus ou moins crédible. Il en va de même lorsque parfois, aux détours de certains zines, je lis les propos de certains individus, pourtant impliqués et intègres, scandant que le BM ne trouverais ses fondements que dans la scène norvégienne de la grande époque. Entre 1982 & 1985 Venom, Sodom, Hellhammer, Possessed, Bathory, Voivod etc… enfantèrent de véritable monuments d’extrémisme mais, à en croire certain(e)s, cet héritage demeure purement obsolète en comparaison d’un Mayhem ou d’un Darkthrone qui ne commenceront pourtant à faire réellement couler de l’encre qu’en 1988 pour le premier et, 1992 pour le second…. Comment ne pas penser également à un certain Luc Mertz qui, du fond de sa Lorraine profonde, gerba en 1983 avec Skull Face un « Live In The Death Chamber » quasi visionnaire pour l’époque en ce qu’il mariait influences Heavy / Thrash old school avec un feeling déjà très BM.
Percevant donc l’évolution du milieu Metal de ces 20 / 25 dernières années (encore qu’il serait possible de remonter bien plus loin…) comme étant le fruit d’une gigantesque relation de cause à effet, cet hermétisme idéologique / musical des genres est donc, selon moi, tout relatif car généralement basé sur l’ignorance, le manque de culture ou, le mutisme le plus forcené.
Quand à savoir si le message délivré à travers le BM et le DM pourrait être le même, encore faut il parler de la même chose au vu du nombre incalculable de bouses sans intérêt qui inondent les v.p.c. depuis des années et pervertissent ces genres, mais il est incontestable que spirituellement des groupes tels que Nunslaughter, Archgoat, Angel Corpse, Order From Chaos, Morbid Upheaval, Morbid Angel… n’ont / n’avaient rien à envier aux groupes de Raw BM les plus crus et primaires, qu’un Unleashed sera toujours plus païen que les innombrables fientes traditionalistes péri-urbaines actuellement émergeantes, qu’un Arghoslent sera toujours plus radical et haineux que nombre de représentant de la scène NSBM ; Le constat pourrait être le même au sujet des premiers Maiden, Slayer, Destruction dans d’autres genres… éternellement plus hargneux que ne le sera jamais toute la New School « BM » réunie ; Concernant le « War And Pain » de Voivod qui, bien avant Impaled Nazarene, donna tout son sens au Nuclear Metal… etc… etc…
Enfin, je pense que des groupes tels que Conqueror, Blasphemy, Revenge, Sadistik Exekution, Arkhon Infaustus … ont étés, ou sont encore d’excellentes et crédibles synthèses des genres.VI) Poursuivons sur le futur du Black Metal si tu le veux bien, comment l’envisages tu ? Ne pouvons-nous pas craindre le pire, devant cet amas grandissant de groupes aussi dérangeants et haineux que d’inoffensifs roquets, flirtant avec des intégrismes religieux catholiques ou musulmans (N.B : je ne parle pas d’Immortal Ayatollah, mais plutôt de Mors Summa) ou stigmatisant tout mode de vie décadent, c’est à dire toute vie incluant de légitimes beuveries ou une vie sexuelle digne de ce nom ? Reconnaissons que certains groupes, sous couvert du Black Metal, en profitent pour dénoncer des choses pour le moins inattendues : La pornographie, les violences subies par les femmes ou les nationaux, ou l’intolérance des religions du désert. Es-tu optimiste ou redoutes-tu un conformisme grandissant ?
Pour être tout à fait franc, R.U. comme le mouvement dans sa globalité - s’il convient encore de l’appeler comme tel - peuvent bien sombrer demain dans le néant le plus total, plier sous les assauts de je ne sais quelle répression de masse ou, se faire définitivement museler par la bonne morale unilatérale semblant aujourd’hui avoir lobotomisée / castrée l’animal humain, cela ne m’empêchera pas de continuer à me sacrifier et me battre pour les convictions étant miennes, de rebondir sous un étendard fortifié, vivant, avant toute chose, ma quotidienne dévotion pour moi même et, n’ayant, outre mes certitudes et mon ego, besoin de rien ni personne pour cela.
Seule la HAINE la plus animale, irrationnelle, généralisée et fanatique compte, à mon sens, en tant que valeur fondamentale et, tant que celle ci consumera certains esprits insoumis et sincéres le Black Metal gardera la tête haute, le reste coulant naturellement de source. Mais, certes, chaque jour passant constitue un nouveau pas vers le dégoût et l’indignation la plus totale tant et si bien que le terme « conformisme » pourrait paraître bien faible…
J’exècre cette actuelle tendance exhortant à aller tendre son cul au monothéisme le plus offrant pour, au final, mieux auréoler de vaseline le rectum de son auditoire et ainsi mieux disculper telle ou telle idéologie ; Attitude pervertie selon moi, en totale inadéquation avec l’intransigeance même du Black Metal et de surcroît généralement colportée par des individus de peu de foi qui n’hésiteraient pas à condamner l’Art Noir à l’autodafé une fois leurs objectifs atteints. Si encore ceux ci allaient au bout de leurs logiques jusqu’à s’enfermer ad vitam eternam dans un monastère pour y souiller l’innocence d’une poignée de jouvenceaux ou, jusqu’à se faire éclater la tronche dans une synagogue au nom de l’obscurantisme des brabus… il n’en n’est rien.
De même concernant la condamnation de la pornographie, de la décadence et de tout autres excès en tout genre… Lorsque l’on vois certains se déclarant refuser les faveurs buccales / sodomites & cie de je ne sais quelles devochkas, au risque de préférer un bon vieux missionnaire des familles ; Cela pour ne pas contribuer à l’une des multiples facettes du complot juif international vouée à détourner la procréation de la race aryenne, il y a de quoi se poser des questions… De même concernant les multiples pissent froids qui, inhibés sous le poids de leurs frustrations straight edge, feraient mieux, une fois pour toute, de se ravager les fosses nasales, de se cogner quelques verres de single-malt et d’aller se dépuceler avec une « princesse juive » au lieu de se palucher ardemment sur les catalogues D.U.K.E. qu’ils vomissent néanmoins en espérant attirer je ne sais quelle bobonne fadasse.
Concernant ce que tu appelles entre autres « les violences subies par les nationaux », je ne préfère même pas m’étendre lorsque je lis certains communiqués lamentant telles ou telles molestassions… Lorsque les actes ne peuvent suivre les propos, mieux vaut aller se dandiner dans la moiteur d’une gay pride…..
Je ne vois définitivement pas ce que toutes ces considérations tiédasses et terre à terre ont à foutre avec le BM et, je ne me peux m’en accommoder… Si une seule goutte de ce que je ressent atteignait le paradis béat de tout ces moutons formatés et introvertis, elle le transformerait en enfer.
Lorsque j’ai décidé il y a trois ans de rompre quelque peu mon anonymat pour investir les affres de la toile, ma conception du milieu était au final relativement idéaliste ce qui, tu l’auras compris, est désormais loin d’être le cas…VII) Quel est ton regard sur le Black Metal actuel ? Quels groupes trouves tu dignes d’intérêt, quelle(s) scène(s) boycottes-tu ? Et que penses-tu de la scène française ? Est-ce que nous avons à envier par exemple la grande Allemagne (ou la Norvège, ou la Pologne…) ou nous pouvons être fiers de nos hordes hexagonales ?
Le microcosme norvégien se dandinant depuis déjà des lustres avec une paille dans le tarin et je ne sais quels corps étrangers dans le cul ; La scène d’Europe de l’Est semblant avoir sombrée dans les affres d’une trademark sans réelle saveur sur laquelle je reviendrais par la suite ; Les USA n’ayant jamais rien sortit de vraiment valable en dehors d’une poignée de projets éminents ; La Suède n’ayant eu de cesse de se scléroser en une identité consanguine et fadasse ; L’Allemagne paraissant s’encroûter dans un masochisme Old school jusqu’au-boutiste etc… etc… je serais bien à mal de t’exposer un boycott ciblé d’autant plus que je sais pertinemment que se terrent, sous la gangrène généralisée, nombre d’entités solides et convaincues. Pour faire simple, je rejette tout simplement les groupes copulant sans vergogne avec les pensées bâtardes de certaines raclures trimestrielles, ceux dont l’esprit, au delà de l’exercice de style, ne sera jamais en accord avec la forme, ceux proposant une conception acidulée et faussaire du Metal etc… etc…
Concernant notre underground, laissant de coté mes amertumes et ressentiments, je me contenterais de reprendre mes propos passés :
Celui-ci, à l’image de la riche et prodigieuse culture faisant la fierté de nos contrées Gauloises, est des plus brillant et honorable, probablement, et à mon sens, parce qu’il n’a jamais commis l’erreur de s’encroûter lamentablement en un toucher unique et impersonnel contrairement à d’autre scènes, peut être aussi parce qu’il n’a pas toujours bénéficié des mêmes facilités et acquis de ces même scènes, aujourd’hui mourantes d’ailleurs, qu’en conséquence il a du redoubler de forces et convictions pour s’imposer et, qu’il a au final su rester partiellement sincère et intègre. Je ne compte plus les groupes dont je me suis fait adepte au fil des lunes et que je soutiens autant que faire se peut à mon échelle : Blessed In Sin, Darvulia, Blacklodge, Ases, Dark Opus, O.T.A.L., Mütiilation, T.A.O.S., Honor Pugnae, The End 666, Ad Hominem, Zarach’ Baal’ Tharagh’, L’Edelweiss Noire, Pogrom, Epheles, Inkisitor, Unholy War , Ond Aand, Diapsiquir, Abteilung 500, Haemoth, Peste Noire, Ensamhet, Desolation Triumphalis, Nihlistic Kaos, Wolok, Ruine, Lord, Eihwaz, Devilish Era, Fornication, Wurzburg, Searing Skull, Warfire, Warage, Krazumpath, Finis Gloria Dei, Zaghurim, Bekhira, Crystalium, Ombre Eternelle, Vulva Infernum, Chemin De Haine, Nuit Noire, Malicious Secrets, Temple Of Baal, Faustrecht, Umbakrail, Goatlord Corp, Terror, Cairn, Hayras, The Call, Ornament Of Sin, Hell Militia…
Liste bien sûr non exhaustive et qu’il serait harassant de dresser dans sa globalité, surtout si l’on garde en mémoire la quintessence de certaines entités aujourd’hui disparues telles que Seigneur Voland, Bael, Vlad Tepes, Nordum, Cantus Bestiae, Hirilorn, Kristallnacht, Belketre, Osculum Infame… ou, si l’on porte attention, rotteuse en main, à nos homologues et kamarades de Nouvelle France.VIII) Que penses-tu du mariage du Black Metal avec d’autres genres, comme l’indus ou la musique atmosphérique (tendance qui épargne ton projet) ?
A l’image du mouvement goth, j’estime que les scène Indus / Bruitiste / Dark Ambiant / Martial etc… se révèlent être, de part une propension quasi illimitée aux expérimentations et émulations de tout ordres et donc, de part l’ouverture d’esprit au final très « arty » en découlant, de véritables bourbiers cosmopolites et bâtards où il est bien difficile de déceler des groupes / projets musicalement consistants et idéologiquement cohérents, honnêtes. Néanmoins, je suis de ceux qui, avec le temps, ont accueillit l’ingérence de ces genres au sein du Black Metal d’un œil plutôt favorable à condition de ne pas tomber dans la prostitution outrancière. A mes yeux et dans le contexte de stagnation actuel, l’apport ponctuel de machines contribue désormais bien plus souvent à instaurer le malaise que le feeling régressif et formaté de la foultitude d’ersatz pro Darkthrone / Mayhem grouillants dans l’UG.
Bien au delà des références quelque peu bancales et abordables que sont Aborym, Red Harvest ou Count Nosferatu Commando pour le Black dit « Indus », ou, des légions de merdes atmosphériques libidineuses grossissant de jours en jours ce que certains étiquettent de « BM new school », je pense que des entités telles que Zaghurim, Nocrataï, Blacklodge, Cairn, Diapsiquir, Wolok, Spektr, Puanteur De Charnier, Devilish Era ou les créations les plus flinguées de Luc Mertz, pour ne citer qu’elles, sont plus que révélatrices de cet état de fait.IX) Il est une question à laquelle nul ne peut échapper, elle concerne le NSBM. Ne babillons pas sur ce qu’a été et qu’a pu représenter le NSBM. Chacun en est conscient. Néanmoins, il ne faut pas se leurrer devant ce que certains nomment déjà des dérives humanistes, contraires au Black Metal. Au demeurant, c’est une évolution cohérente. Le NSBM, jadis provocation et déclaration de guerre aux bonnes consciences, devient NS : Il se bat pour le bien de nos enfants, de nos femmes, de notre environnement. Certaines âmes vont jusqu’à apporter leur soutient à la Palestine, masquent leur antisémitisme qui devient tabou, critiquent la mondialisation, émettent des communiqués lorsqu’ils se font molester ou, se rangent du coté du révisionnisme. Ils enlèvent même ça aux fiers et déterminés aïeux NS. Je pense que tu me comprends. Bon, mon propos n’est pas de porter ici un jugement sur ces actions, très gauchistes au demeurant. Ainsi, Votum Mortis n’ayant pas vocation à faire de la propagande NS, libre à toi de nous donner ton sentiment de façon très détachée.
J’ai longtemps considéré le NSBM comme l’un des derniers bastions de résistance capable d’offrir à l’UG le potentiel de répulsion et de haine lui revenant de droit ; Le pouvoir subversif capable de l’introniser à nouveau loin des nuisibles élans racoleurs de la plèbe… Mais, avec le temps, la gloire s’étant estompée, force est de constater, notamment de part l’évolution que tu viens, à fort juste titre, d’évoquer, que le « mouvement » s’est essoufflé et, docilement laissé banaliser. L’on en revient au conformisme précédemment allégué, lequel, via la médiocrité populaire à laquelle il est généralement lié, apporte son lot de parasites sans talents ni réelles convictions ou, motivations autres que le sensationnalisme le plus boutonneux et juvénile.
Ainsi, en l’état actuel des choses, l’on en arrive, stylistiquement d’abord, à une saturation jusqu’au-boutiste de la mouvance, au sein de laquelle des sous merdes tiédasses et sans intérêt telles que Command ou BlackSStorm jouissent d’un soutient réellement aveugle sous unique couvert d’une marginalité dite « élitiste » mais de plus en plus galvaudée ; Où des projets tels que Aryan Terrorism ont pignon sur rue sous seul prétexte de compter en leurs rangs des personnalités influentes alors qu’au final ils se déchargent bien aisément de leurs opinions à même les booklets de leurs propres releases ; Où pullulent des compilations mercantiles sans aucun intérêt à l’image de celles du Blazebirth Hall, Pagan Front & Cie.
Et morbleu, d’un point de vue idéologique, il suffit de parcourir les divers forums peuplant la toile pour que le foutre le plus convaincu et enthousiaste fasse, une fois de plus, place à la gerbe la plus dépitée. Je ne compte plus le nombre de militants de basses fosses se plaisant à se faire mousser le créateur du haut de leurs mièvres pensées uniques : Adolescents formatés scandant, probablement par pur souci de défiance face à l’hégémonie parentale, une appartenance totale et séculaire du Black Metal à la doctrine NS des années trente, au passage parfaitement passée d’usage, tout en faisant table rase de ce qu’impliquèrent les premières déjections de Profanatica, Impaled Nazarene ou Beherit ; Paranoïaques et autres visionnaires névrotiques tellement asservis à leurs troubles obsessionnels sémitiques qu’ils en arrivent à tendre leurs petits culs serrés à l’islam le plus fanatisé et pernicieux en dépit de toute dignité, de toute perspective cohérente ; Pissent froids puritains rejetant toute décadence, toute jouissance et, s’employant paradoxalement, à vivre l’amour, la quiétude au quotidien, tout en s’évertuant à investir un milieu haineux par nature etc…. etc…. Inutile pour ma part de poursuivre cette énumération affligeante tant les termes de ta question ont résumés mon opinion. Beaucoup de paroles mais, peu d’actes à terme, « petites bites mais grandes gueules » comme le diraient certains camarades… Cela m’inspirerait presque les menaces passées de certains sympathisants de la cause, alléchantes bravades dont j’attends encore, la bave aux lèvres, l’exécution.
Disons simplement que, si je hais le juif, comme je hais le catholique, le musulman et, somme toute, tout courants castrateurs assimilés, je ne suis, de fait, absolument pas disposé à faire le moindre compromis. Tout le microcosme métalloïde semble parler du BM comme d’un combat, chose que, une fois n’étant pas coutume, je rejoint, mais, quel intérêt de se saigner pour un peuple blanc dont le sang est aujourd’hui aussi pur que l’eau d’un chiotte publique ? Quel avenir pour une jeunesse considérée comme aryenne mais passant le plus clair de son temps à croupir dans les cloaques les plus cosmopolites lorsqu’elle ne se laisse pas, passivement, lobotomiser par la sous culture de masse la plus aliénante ? Je préfère me battre pour celles et ceux de mon clan, celles et ceux dont la supériorité, la noblesse ne sont pas que théoriques, autre axiome ayant motivé la création de notre ordre noir.
Enfin, pour conclure, je dirais qu’à ce jour les groupes assimilés, à tort ou à raison, au NSBM m’inspirent, de part leurs optiques plus incontrôlables et généralisées, bien plus de respect que ceux s’en revendiquant clairement. Saluons néanmoins la démarche de Der Stürmer ayant eu le bon sens, pour son dernier album, d’utiliser le terme « Brutal NS Metal » plutôt que celui de BM.X) Tu l’auras relevé, certains de nos camarades ne sont pas tendres avec le webzine « Renouveau Thrash », accusé des pires erreurs tactiques. Pour ma part, peu m’en chaut. Soit. Si ta position te le permet, quel regard portes-tu sur ce webzine, qui, à en écouter certains, a contribué en France à un certain assagissement du Black Metal, tout comme certains groupes « peace and love » du Pagan Front, ne soyons pas mesquins ?
Je n’ai connus le Renouveau Thrash que dans le courant de l’année 2003, sa période la plus faste à mon sens, lorsque notre kamp a investit les nauséabonds maillages du web pour virtuellement appuyer sa réalité et, autant que je me souvienne, hormis certaines tensions, certains malentendus originels dus, en grande partie, aux frasques puériles d’un ancien et éphémère membre de R.U. , je n’ai , de prime abord, jamais entretenu la moindre hostilité à l’égard de ce webzine. En comparaisons de tourbières cosmopolites, tendances et, quelque peu opportunistes, ne soyons pas chauvins, tels que LOW, VS, BZ & Cie, j’ai toujours considéré le travail y ayant été fournit, autant du point de vue du choix des groupes que de la qualité de rédaction des articles, comme supérieur et intègre. Dans le même ordre d’idée, le ton général suintait de cet élitisme hermétique, de cette puriste intolérance et, de cette intrinsèque volonté de purger la scène que j’affectionne tout particulièrement. Concernant Lars et ses vraisemblables erreurs tactique, je m’abstiendrais de tout commentaires, mon implication dans le combat identitaire / NS étant quasi inexistante et, ayant, de surcroît, échangé tout au plus trois ou quatre mails avec lui, je pense que tes camarades, via leurs diverses missives, savent probablement mieux de quoi il retourne que moi. Je ne m’attarderais pas plus quand à la camaraderie volatile, la ligne de conduite effectivement très « peace and love » et, l’étroitesse des ambitions du Pagan Front… Je pense que certaines de mes autres réponses à cette interview résument parfaitement mon opinion…
Pour le reste, les événements de ces derniers mois m’ont tout de même offert matière à de plus amples réflexions entre l’amère découverte de ce que fut le R.T. à ses premières heures, les diverses révélations qui furent faites, les multiples scissions y étant intervenues, son déclin visiblement définitif … Déclin à mon sens précipité par le poids de trop d’incohérences, de trop de refontes idéologiques et formelles, de trop de promesses non honorées. Beaucoup de fanatiques / nostalgiques nous ont reprochés d’avoir trop bouffés aux râteliers du RT et ainsi d’avoir contribués à sa chute, mais, il n’en demeure pas moins qu’en l’espace de trois ans notre ligne de conduite n’a jamais dérivée un instant.
Pour conclure, puisque le sujet s’y prête et, puisque j’évoque l’audace délatrice de certains pseudos warriors du web, sache qu’une poignée de trous du cul, pour sûr à peine plus épais que l’estomac de mes burnes et ayant encore du lait derrière les oreilles, se plaisent de toute évidence à scander, çà et là, que le Satanisme Patriotique serait une alliance entre certains membres du kamp R.U. et, certains anciens du R.T. ; Alliance érigée bien sûr contre le renouveau thrash.XI) Votum Mortis semble se tenir à l’écart des grands courants que l’on retrouve dans le Black Metal : NS, satanisme, Pagan, nihilisme. Comment définirais-tu ton idéologie, sachant qu’elle occupe une place importante dans le Black Metal ? Que penses tu du nationalisme, du satanisme, du paganisme ou, du nihilisme ? Il s’entend que personne ne te mettra une quelconque étiquette.
Soyons objectifs, honnêtes et, parachevons ainsi ma réponse à certaines de tes précédentes questions : La magnificence passée du Black Metal ne pourrit-elle pas aujourd’hui sous le poids clichesque de ces pseudos grands courants idéologiques ?
Cette palette doctrinale originellement noble, qui, a mon sens, aurait du contribuer à perpétuer, en une certaine union, un indomptable et insurrectionnel héritage de haine pure est devenu, à force d’avidité et d’immaturité, un gigantesque bourbier de querelles aussi mondaines que futiles. Le fond a paradoxalement ôté toute cohérence, toute force et crédibilité à la forme et, l’écœurant constat ne tarde pas à devenir risible lorsque l’on approfondit au cas par cas :
Une faction NS tellement inhibée dans la sauvegarde fantasmagorique de son indigne et incurable prochain, qu’entre rassemblements éthyliques improductifs, provocations timides et ratonnades dénuées de toute envergure, elle en oublie la signification même du Metal dit Extrême ; Une division identitaire redoublant de promesses mais, incapable de rédiger des missives / tracts dans un gaulois correct et, dont les militants, souvent parfaitement inaptes à afficher leurs opinions au grand jour, en arrivent à fuir à couilles rabattues au moindre accrochage avec un bronzé ; Un fatras sataniste prétendument façonné à l’image de ce que le BM se doit d’être qui, non content d’honorer un bien hypothétique cornu de part quelques suaves actions d’éclat sodomites délicatement lubrifiées, bénignes lacérations et, autres pompeux détournements bibliques, en perd son latin le plus orthodoxe lorsque sont souillés d’autres symboles que le catholicisme au demeurant bien inoffensif ; Une fange païenne que l’on se surprend parfois à découvrir urbanisée jusqu’aux valseuses, ayant pour sûr, aperçut ses premiers gorets à l’occasion de je ne sais quel salon de l’agriculture et, ne connaissant de mère nature que des étrons canins malencontreusement ramassés au hasard de trottoirs insalubres, pour au final se revendiquer d’Odin ou Perun, de surcroît en terres Gauloises ; Une cohorte de mollusques persistants, en dépit de toute logique à se réclamer d’un nihilisme suicidaire après dix démos et quinze albums et, alimentant leur misanthropie étouffante au détour de je ne sais quels salons msn dégueulant de gothopoufs anémiques…. J’en passe et des meilleurs…
N’allons pas pour autant croire que je tend à exposer une généralité car il va de soit que l’UG comporte toujours en son ombre nombre d’activistes sincères, droits et de tout bords, s’employant encore à concevoir, au delà de toutes éthique(tte)s, le milieu dans sa globalité, contribuant ainsi à le rendre difficilement palpable et donc réellement audacieux / dangereux / subversif mais, j’en arriverais presque à saluer les provocations de Blut Aus Nord si le groupe ne se ridiculisait pas lui même par tant de contradictions promotionnelles.
Somme toute, de cause à effet, en reprenant entre les lignes et, le Black Metal étant bien évidemment autant idéologique que musical, si ma rhétorique ne saurait, certes, se laisser enfermer et, limiter en l’un de ces grands courants, il n’en demeure pas moins que mon code de valeurs emprunte à sa guise, aux substantifiques moelles de ces derniers ; Cela pour servir une élévation personnelle, avide, se voulant perpétuelle, une logique propre, libre de toute servitude, et, nourrir mes pulsions de haine sans la moindre limite « morale ».XII) Un avis sur une certaine scène parisienne, jugée décadente et affadie par la cocaïne et les soirées gothiques ? Je ne donnerais pas de noms, mais je pense que tu me comprends.
Je ne condamnerais point les drogues, dures ou douces, pour dans le passé en avoir usé et abusé à titre d’expérience et, que je considère, à condition de ne pas se laisser totalement submerger, comme des vecteurs intéressants de transcendance d’un point de vue créatif, spirituel, sexuel… Néanmoins, je te comprends tout à fait et te rejoint pour avoir écumé certains concerts parisiens et avoir déjà erré dans certains bas fonds malodorants de la capitale… J’y entretiens du respect pour certains groupes, certains individus, impliqués ou non, mais, pour le reste, je ne perçoit qu’une scène saturée de groupes à l’identité tellement prévisible qu’ils en deviennent communs ; Un microcosme enfermé dans ses banalités stylistiques et idéologiques où suintent des foultitudes de junkies par procuration au service d’une décadence onaniste For Him, où transpire un cloaque d’artisans de discorde avortés, d’embryons subversifs lobotomisés, d’extrémistes ratés qu’il convient de ne pas trop brutaliser dans les affres d’une fosse … Ais je besoin d’en rajouter ?
Paris, cité prodigieuse peuplée de cloportes…XIII) Votre CD-R était strictement limité, et nous nous en félicitons. Penses-tu ainsi que le Black Metal doive rester underground, n’intéressant que ceux qui méritent de s’y intéresser ou est-ce qu’au contraire tu comprends, voire tu encourages, les initiatives visant à le populariser, dans le but d’en faire une arme comme une autre, pour ramener des quidams vers une cause.
Strictement limité, et, il en sera toujours ainsi bien que le tirage de nos auto-prods ait, depuis, quelque peu évolué. La conception d’un milieu Black Metal hermétique et clandestin, faisant bouillir haine et subversion dans l’ombre insouciante de la plèbe m’est effectivement chère mais, pour autant, j’estime que le pedigree « underground » ne doit pas être prétexte à toutes les facilités et médiocrités. Combien de groupes - parfois totalement fadasses et indignes d’intérêt, souvent de stature paradoxalement correcte – s’évertuent à entourer leurs substances d’un son volontairement dégradé et dénué de toute travail personnel, à garnir leurs premières démos d’artworks & lay-out made in xerox totalement chiés et formatés, à n’envisager leur propagande qu’à hauteur de dix ou quinze copies ? N’est pas Ildjarn ou Zarach’ Baal’ Tharagh’ qui veut. Si le +++ Manipuler, Terroriser, Détruire +++ fut, en son temps, limité à quarante copies, ce fut, certes, par souci d’hermétisme mais surtout du à l’aspect encore quelque peu intimiste et symbolique de son contenu ; Contenu que, de fait, nous ne voulions réserver qu’à nos satisfactions personnelles, qu’à notre substantifique moelle de camarades, contacts et soutient ou, aux individus suffisamment burnés pour s’y intéresser en temps et en heure.
Je ne crois pas que le véritable problème tienne à de simples considérations de tirage ou même de son, de format, d’artwork … L’UG est encore peuplé de suffisamment d’individus respectables pour se permettre un minimum d’audace en terme de diffusion et, le BM, de façon plus générale, est suffisamment exacerbé pour que l’autoproclamée élite fasse preuve d’un minimum de dignité concernant l’image ou la production de sa propagande.
Tout cela n’est qu’obsolescence tout comme, d’une certaine façon et bien que la perspective me répugne, la potentielle popularisation du mouvement BM aux yeux de la masse. Je me souviens m’être longtemps égosillé durant l’âge d’or du « BM » mainstream alors que fleurissaient les hors série BM made in hard’n’heavy & cie et, que pullulaient dans les charts des groupes redoublant de mièvreries… Mais, quel intérêt au final ? Que reste il de bouses telles que oxiplegatz, latrodectus, siebenburgen, bal sagoth, gloomy grim, morgul, liar of golgotha … ??? Même cradle of filth ou dimmu borgir semblent être tombés en déconfiture, leurs adeptes d’antan, le cap de l’adolescence désormais passé, étant probablement en train de jouir de leur conformisme avec femme, enfants et berline dans les tréfonds puants d’un pavillon de banlieue… Le cycle se répète sans fin avec pour chaque époque de nouveaux groupes et, après leur gloire, la décadence…
En définitive, ce n’est pas tant la diffusion d’un BM acidulé et pédérastique qui, à mon sens, constitue le fond du problème – tout citoyen lambda ayant son très limité seuil de tolérance l’empêchant ainsi d’avoir accès à ce qu’est réellement le BM – que la perversion de l’UG par des parasites straight-edge, mondains et politiquement corrects. Lorsque je vois des terrines de gelée d’eunuque telles qu’un certain Ehjeh militer ouvertement et avec certitude pour la reconstruction de l’Asie, encenser fièrement, du haut d’un cursus au demeurant bien abordable, ses diarrhées universitaires (où, outre un fatras d’anecdotes / historiques surgelées, l’on apprend entre autres que les Black Legions auraient été secrètement NS, que feu Kristallnacht serait l’œuvre de Xaphan… ?!?!?!), scander à qui veut bien l’entendre qu’une structure telle que Melancholia Rec serait le seul et unique label UG gaulois digne de ce nom, exprimer sans la moindre retenue son désir de faire pénétrer l’Art Noir dans les salons de la haute etc… etc… tout cela pour tenter désespérément de justifier sa place dans un mouvement qu’il comprend à peine, je regrette que le BM n’incite quasiment plus la moindre violence conservatrice… Quoi que, certains événements plus ou moins récents me redonneraient presque espoir….XIV) Eh bien je vais te laisser conclure à ta guise. Il n’est pas impossible qu’un chronique du CD-R sus-mentionné suive très rapidement, lorsque la bête sera à nouveau en ma possession. Merci pour ton temps, et bien évidemment, bonne continuation.
Honneur à Toi pour cette excellente et, très intéressante interview m’ayant permis de mettre certaines choses à plat et, toutes mes excuses pour ce foutu retard. Danke Schön également pour ta très juste et, je le répète, très élogieuse chronique, je n’aurais pas été aussi clément pour ma part.
Celles et ceux dont les pensées auraient rejoint mes propos sauront où se rendre… Que les autres crèvent.
L’édifice de haine se bâtit sur les pierres de l’affront.