Darkmag
Webzine (Avril 2006)
Yiskandar & Sperm. S. w/ Guudrath
Charogne produite par Resistencia
Underground, est une formation malveillante née des cerveaux tout
aussi nauséabonds de Sperma Syphilikum et Yskandar. Ceux-ci ne
se privent pas d'expulser sans préavis, avec leurs tripes, toute
la saloperie qu'ils peuvent accumuler au contact de notre chère
humanité... Il était donc légitime de poser des questions
à ceux pour qui les nuances ne semblent plus exister.
Guudrath : Hail camarades ! J'ai des monceaux de questions à vous
poser, alors faisons simple : pourquoi ne vous êtes-vous pas mis
à jouer des choses plus joyeuses, genre Cradle of Filfth ? Quand
ce que vous jouez et écoutez est-il devenu un moyen de survie ?
Sperm. S. : Hail Guudrath ! Au risque
de te décevoir, je ne suis pas de ceux qui accordent au Black Metal
des vertus thérapeutiques, ce serait insulter mes ambitions, acquiescer
aux théories de l’imaginaire Metal développées par
certains sociologues au rabais que j’exècre, et, me rabaisser à
un falot rang de cas social caractérisant déjà bien
trop le Metal dit Extrême. C’est ce que j’ai toujours été,
prôné et appliqué au quotidien qui détermine
ce que je joue et non l’inverse. Le Black Metal et ce qu’il implique s’est
simplement imposé à moi comme un moyen supplémentaire,
ultime, mais plus canalisé, d’exacerber des pulsions que je me
suis toujours refusé d’entraver. M’immerger dans un processus de
création pour déféquer une diatribe de la crasse
que je ramène chaque soir de mes contacts forcés avec la
civilisation est autrement plus constructif et profond que de ressentir
l’envie de me doucher lorsqu’un clodo insalubre pollue mon air pour me
quémander une clope, lorsqu’un vieillard viens m’imposer ses viandes
infâmes dans un transport en commun, lorsque je reviens à
la raison après avoir besogné un imbuvable tromblon pour
l’hygiène, lorsque je tabasse, gratuitement ou non, une sous merde...
bien que la négation sous-jacente soit la même. C.O.F. ??!?!
Merde, je croyais qu’il s’agissait de l’un de ces grands mythes ayant
marqués le vingtième siècle ? Si je n’officie pas
dans ces "choses plus joyeuses" que tu évoques, c’est
probablement parce que la culture gay ne me parle pas ou, que je ne suis
pas de cette esthète caste qui se fait lustrer le chauve dans les
affres de vernissages franciliens riches en groupies vénales. Le
jour où je ne haïrais plus, ma place dans le Metal ne sera
plus justifiée, probablement tout comme ma propre existence
.
G : "Charogne" est un nom sans ambiguïté...
Comment est née cette offrande musicale ? Qu'aviez-vous de pourri,
tous deux, dans vos tripes et vos cervelles, pour dégueuler une
telle entité si âcre ?
Yiskandar : Charogne est l’aboutissement
d’une volonté commune de manifester de manière auditive
l’accumulation de rejets et d’aversions en masse pour la fange de pourceaux
que constituent nos concitoyens et soi-disant frères humains...
les bases du concept trouvèrent leurs racines en ce mal qui nous
ronge de l’intérieur, ce sentiment de ne pas être ici à
notre place, mais de faire partie d’une caste d’individus prompts à
répandre de manière insidieuse leur venin puant. Nous avons
choisi ce nom pour la symbolique qui l’entoure ; Quoi de plus impudique
que d’exposer son fondement à la plèbe et de laisser se
délecter les quelques âmes viciées à la vision
d’une putrescence grouillante. La charogne est le synonyme d’une quiétude,
impudique et malsaine, exposée aux yeux de tous, elle dérange
mais ne se soucie guère du désagrément, c’est une
vraie raclure. Elle ne fait que nous renvoyer à notre statut de
mortel fait de matière putrescible, elle est le stade ultime de
notre enveloppe corporelle en ce bas monde.
SS : Fais à la masse, ne serait-ce que quelques instants, l’honneur
de ta présence et, armé d’un regard aussi lucide qu'intransigeant,
qu’en retiens-tu ? La paradoxale mascarade d’une espèce intronisée
au sommet du règne animal, de la chaîne alimentaire, voguant
pourtant avec nonchalance vers son propre déclin ; Le vaudevillesque
spectacle de congénères prêts à toutes les
frustrations et insouciances de surface pour refouler les instincts les
confrontant à leur intrinsèque statut animal, à la
fatalité en découlant, entre perpétuelles recherches
de gardes-fous apathiques, lobotomies dogmatiques, standards de vertu,
compassion altruiste, normes sociales, codes moraux... mais qui, lorsque
le naturel revient au galop, nous exposent tout le pathétisme d’une
inaltérable condition non assumée... qui, lorsque l’on gratte
la couche de sérénité illusoire où ils se
vautrent pour y déceler une réalité bien plus scabreuse,
nous servent l’urine larmoyante d’une honte libidineuse. Au final, et
gageons qu’un tel parallèle ne va pas adoucir les polémiques,
je me sens un peu comme le protagoniste de "Dany Balint" qui,
antisémite bien qu’étant juif, justifie son aversion du
fait d’une foi en ce qui le caractérise, bien plus puissante, droite,
individualiste et hégémonique que celle qu’éprouve
la majorités de ses semblables ; Semblables de fait méprisés
pour leur faiblesse, mièvrerie et impotence. Mon sentiment est
le même à échelle strictement humaine et, si face
à un tel gaspillage mon discours pourrait sembler bien altruiste,
l’heure n’est plus à autre chose qu’au dégoût, au
rejet. Lorsque tout est condamné, autant faire partie de ceux qui
contribueront à la chute, la précipiteront.
G : Comment s'est fabriqué "+++ Purge +++" ? Comment
compose-t-on une telle oeuvre ? Pourquoi reprendre Grand Belial's Key
?
Y :Alors que des hordes de cons transhumaient pour la période estivale
tels des blattes sur une bouche à chiotte, laissant coupablement
dépérir leurs vieux en des hospices miteux pour mieux singer
l'indignation d'une décrépitude orchestrée, nous
avons fait le choix de nous bunkeriser dans une antre tenue secrète,
pendant 7 jours. Il était indispensable d’entretenir une autarcie
propre à envenimer nos foutriques élucubrations, dans un
climat rance et obséquieux. Nous en sommes sortis le teint blafard
et l’haleine putride, les aisselles collantes et les slips sales... Sperm
S ayant préparé son travail à l'avance, se concentra
sur l’enregistrement et le lever de coude, s'évertuant à
entretenir une ambiance de merde, par d'insidieuses et vicelardes critiques,
alors que je m'égosillais au point d’en glairer des étrons
par les naseaux. Il reprit du service pour l'écriture de "Purge"
et "De l’inconvénient d'être Né" qui furent
composées dans une extatique et palpable frénésie
à quatre mains, sur la base de recueils de mon cru. Ce qui nous
a bouffé le plus de temps est la reprise de GBK, qui outre les
paroles, fût remaniée à la sauce Charogne dans son
intégralité. Nous souhaitions honorer tous deux GBK pour
l'excellence de leur art et leur inflexibilité. Grand Belial's
Key est au-dessus de tout clivage, joue un metal burné baigné
d'une rhétorique blasphématoire comme peu savent en user
aujourd'hui.
SS : Le terme "inflexibilité" serait presque trop faible
pour qualifier ce monolithe amerloque qui, à mon sens, est une
illustration parfaite de la parité 50% de musique / 50% d’idéologie
qu’est censé représenter le Black Metal. En ces temps castrateurs,
comment ne pas s’étonner, puis se rire, de toute une fange de metalheads
s’évertuant à invoquer le blasphème absolu sans avoir
su évoluer avec les circonstances et contextes ? Comment ne pas
rester pantois face à de prétendus artisans de désordre
et discorde persistants dsgrsf , tels des autistes, à conchier
une église devenue bien inoffensive sans encore oser effleurer
certains autres dogmes et préceptes bien plus menaçants
et, lui étant au demeurant intimement liés ? Au beau milieu
de ce timide bordel, G.B.K. impose un juste retour aux choses, quitte
à se faire abhorrer et boycotter aux quatre coins du globe. Raaaaaaarrgghhhhhh
! Et putain, quand j’écoute "Kosherat", j’aurais presque
envie de remettre les couverts pour un track tel que "Vultures Of
Misfortune" !!!!!!!!
Y : Suite à cela nous sommes partis nous aérer...
SS : ...avant de finir par mutuellement ne plus pouvoir nous voir en peinture...
Y : 10 jours après, Sperm S me rappelle pour me dire que tout était
à refaire ; négligence de notre part et récalcitrance
du matériel informatique ayant eu raison de notre session Purge.
SS : A ce titre, que les individus désireux d’acquérir du
matériel d’enregistrement / mixage Zoom considèrent la chose
à deux fois, certaines consoles numériques de cette gamme
capturant les prises son sur un format audio extrêmement bâtard,
capricieux et instable ; Format audio d’ailleurs utilisé par le
Mossad pour crypter les correspondances téléphoniques...
Y : Nous avons donc du nous revoir en urgence pour expédier en
deux jours le travail d’une semaine chez Eriogerg. Au final, on y a gagné
en précision mais un peu perdu en spontanéité et
phrasés improbables.
SS : Pour terminer, je tiens à souligner l’excellence du travail
de mixage / mastering de Verrukose Urethra [Yperite].
G : N'avez-vous pas peur de bousculer (je ris intérieurement) ceux
qui ont une autre vision du black ? De quoi voulez-vous convaincre ? Faites-vous
du metal extrême avant tout ou bien fabriquez-vous un Art Noir ?
S'agit-il d'innover ou de perpétuer une "tradition" perdue
?
Y : Notre vision de la chose est avant tout la satisfaction égoïste,
nous n’avons pas pour but de séduire ou susciter d’émotion.
Nous recherchons la voie du blitzkrieg auditif.
SS : Et, si le dit blitzkrieg finit par bousculer les individus ayant
une autre vision du BM, cela prouvera que la rhétorique inhérente
à Charogne s’insinue dans une réalité concrète,
que la véracité de notre vision de l’être est indubitable.
La preuve du médiocre omniscient et autosuffisant nous sera, une
fois encore, servie sur un plateau d’argent. Si recevoir du soutien, l’adhésion
d’une minorité est important, il n’y a, néanmoins à
mon sens, pas plus grande force d’esprit et de caractère que de
trouver du plaisir en la haine, la répulsion que l’on nous voue...
Quant à savoir si Charogne serait classable dans la catégorie
Metal Extrême ou Art Noir, je dirais ni l’une ni l’autre en particulier
mais, néanmoins un peu des deux, et, il en va de même concernant
le clivage innovation / intégrisme. Nous aurions pu nous octroyer
les services d’un véritable batteur, capturer nos glaviot façon
rehearsal sur un quatre pistes de l’ère soviétique et, singer
Sarcofago, Darkthrone, Sad. Ex., Conqueror ... etc. mais, à quoi
bon sachant que, noyés sous un cloaque de merdes sans burnes et
réelles identités, une poignée de groupes talentueux
y parvient bien mieux que nous ne le ferions jamais ? En somme, je dirais
que, peu soucieux d’une quelconque étiquette, nous avons tenté,
en vertu de nouveaux contextes, de nous octroyer tout ce que le Metal
a connu de plus burné et extrême pour renouveler un certain
héritage de haine. Le stoïcisme est louable mais peut à
terme rendre le venin tarissable et prévisible.
G : Comment établissez-vous la mesure et comment divisez-vous
les groupes sincères des autres ? Que ou qui sont les "traîtres"
? Où se situe le sérieux dans le mouvement ? Le Black serait-il
monté sur l'échafaud ?
Y : Un groupe sincère est un groupe qui s’en bat les couilles et
fait ce qui lui plaît avec les tripes, sans se soucier du "qu’en
dira-t-on", des modes et, ne virera pas de bord sous prétexte
mercantiliste...
SS : ...Un groupe qui, somme toute, ne vit pas comme un fantasme ce qu’il
scande, mais qui s’efforce, autant que faire se peut, de l’appliquer au
quotidien. De là, une simple rencontre, écoute ou interview,
permet d’établir la mesure. Je ne citerais pas de nom, je ne suis
pas là pour dicter une pensée unique ou faire de la promo
pour ce qui ne le mérite pas... mon point de vue, mes positions,
sont déjà assez explicites pour celles et ceux fréquentant
nos colonnes.
Y : Le sérieux du mouvement se trouve selon moi dans sa régularité
et sa durée de vie qui ne trahissent pas son authenticité.
Le métal extrême est hétérogène... il
compte son lot de fientes et de perles, c’est question de goût.
SS : Maintenant, quant à savoir si le Black Metal est monté
sur l’échafaud, je répondrais incontestablement par l’affirmative,
et ce depuis déjà bien des lustres, mais, j’ajouterais que
tant que pour cent de ces fientes il y a une perle honnête, droite
et mature, le dit "mouvement" a encore un sens. Quant à
déterminer qui sont ou non les traîtres, bien qu’étant
de convictions très radicales, voire "fondamentalistes",
je suis ordinairement assez tempéré sur ce point, considérant
que le milieu manque sincèrement d’ambition. Qui peut prétendre
sainement que des groupes tels que Arkhon Infaustus ou Ad Hominem ont
retourné leurs vestes, tendus leurs culs depuis leurs signatures
chez des gros labels ? Ces deux exemples parmi tant d’autres n’ont, à
l’évidence, jamais déviés de leurs trajectoires depuis
leurs débuts mais ont simplement su surpasser le paradoxe entre
vœu d’hermétisme UG & volonté de propager la terreur.
Dans le même esprit, si demain je me conforme aux tendances et crée
un projet BM orthodoxe ou NS et, que, contre toute attente, je signe chez
un label estampillé "holy unblack" ou israélien,
nombre vont me qualifier de pute corrompue sans chercher à entrevoir
qu’un tel acte avait peut être pour but de pourrir l’ennemi de l’intérieur,
de retourner ses moyens contre ses fondements même... J’ai parfois
l’impression d’être entouré d’antimatière, gageons
d’ailleurs que certains vont nous reprocher d’avoir répondu à
cette interview... Pour moi le traître par excellence n’est pas
celui qui va tenter de transcender le BM vers des sphères plus
audacieuses que le commun de l’UG, ou qui va poursuivre une évolution
se voulant non enclavée, mais bel et bien celui qui n’aura pas
les valseuses d’assumer ses actes et propos passés lorsque de nouvelles
perspectives s’ouvriront à lui. Enfin, je ne suis pas pour autant
dupe et me tiendrais toujours à l’adage selon lequel mes alliés
d’hier et aujourd’hui peuvent très bien être mes traîtres
de demain.. postulat d’actualité d’ailleurs...
G : La démo retranscrit une rage excessive, une haine palpable...
Que vous inspire le slogan "Black Metal ist Krieg" ?
SS : Quelque chose que j’ai de plus en plus de mal à palper lorsque
je lis certains zines, sillonne certains forums, me rend à certains
concerts etc. et, lorsque l’on constate que l’instigateur de ce slogan
n’est aujourd’hui plus que l’ombre de lui-même...
Y : Guerre contre qui et contre quoi ? A chacun ses raisons, fussent-elles
clairement établies et revendiquées, ou non. La seule guerre
que je mène, parce que je sais que je la gagnerai, c'est contre
moi et ma condition d'humain.
SS : Soit dit en passant, je prend les termes de ta question pour un compliment.
G : Ce que je distingue aussi bien dans Charogne que dans Svart
Hat, c'est que votre black metal est totalement nihiliste : avant toute
chose politique ou sataniste, je rejoins cette vision du black metal.
Mais vos partis pris sont facilement assimilables à d'autres partis
pris plus politiques...
Y : Si tant est que l'aura de Charogne puisse ouvrir un parallèle
avec les doctrines politiques les plus extrêmes, c'est peut-être
dans l'inhérent mépris de la condition humaine. Quant aux
motivations de ce mépris, je ne me les laisserai dicter par personne.
J’exècre le fait politique en lui-même et je renie ses fondements,
qui n'ont pour but que de fédérer et unir l’expression des
individualités les plus abjectes en une pensée commune débilitante.
Tu l’auras bien compris, Charogne ne donne pas dans le discours politique,
et ne saurait se rabaisser à prôner les intérêts
de quelque faction que ce soit.
SS : Concrètement, il faudrait que Toi, Guudrath, ainsi que tout
autre individu encore assujetti à ce type de supputation, prennent
le temps de m’exposer par A plus B en quoi nos "partis pris sont
facilement assimilables à d’autres partis pris plus politiques".
La rhétorique immortalisée dans le livret de +++ Purge +++
n’est elle pas trop absolutiste et drastique pour correspondre aux visions
nationalistes, ou, pire, socialistes, d’un groupe militant ? Et, puisque
tu évoques le dernier Svart Hat, ne faut-il pas être la plus
illustre des antimatières pour ne pas comprendre que les quelques
faits d’actualités mis en valeur de façon, certes, politiquement
incorrecte ne sont, au final, qu’un prétexte, pour Skoll, à
asseoir une volonté génocidaire absolue ??? Je pourrais
également étendre cette riposte à l’échelle
de R.U. tant il y a un gouffre, une antinomie, entre les revendications
subversives, insurgées, combatives et marginales du milieu et,
sa faculté à sombrer dans les amalgames autistes, les jugements
prématurés et, l’autosuffisance... Il suffit d’aller jeter
un œil sur la parodie de nos travaux ayant récemment ouvert ses
portes sur la toile ; Superbe outil promotionnel et, éloquente
démonstration, au demeurant, de tout ce dont est capable la succursale
française du P.F. pour mener son combat, d’autant plus comique
qu’elle est radicalement à côté de la plaque... Si
une chronique de Hell Militia, Zarach’ Baal’ Tharagh’ ou Darvulia suffit
aux pseudos utopistes NS pour nous qualifier de satanikz warriorz... Si
distribuer du Dapnom, T.O.M.B. ou Hinyouki nous fait passer pour des putes
cosmopolites auprès d’autoproclamés traditionalistes n’ayant
néanmoins jamais rien fait pour la scène... Si une poignée
de symboles interdits ou de propos sans compromission poussent certains
nihilistes ou satanistes à la sauvette à nous conchier en
tant qu’hypothétiques scouts pétainistes... Si la glorification
de la crasse et des extrêmes les plus inconcevables colle la gerbe
à toute une fange straight-edge pétant dans la soie... Et,
si tout cela en amène certains à nous envisager comme des
merdes nihilistes sans valseuses ni convictions ne prenant aucuns risques
de positionnement... grand bien leur fasse, cela ne fait que conforter
nos certitudes, notre démarche de filtrage et renfermement. La
vérité macérant dans tout ce bousier est que nous
sommes bien au dessus de ces fadaises pré-pubères et mièvres
clivages.
G : Etes-vous pour la survie d'une élite ou la mort de l'humanité
entière ? Qui selon vous, doit "y passer" et qui "doit
rester" ? Le nihilisme total... ce serait plutôt Malefic et
sa corde non ?
Y : A quoi bon la survie d’une élite si il n’y a plus de sous-hommes
pour se transcender; dès lors je suis tenté de choisir la
deuxième option, qui est de toute manière inéluctable.
La fragilité sur laquelle repose l’existence m’obsède...
et en imaginant les scénarios possibles à l’aube d’une extinction
de masse, je pense que mes supputations prendraient une réelle
consistance. L’animalité enfouie en tout être apparemment
"socialement responsable" serait régurgitée compulsivement
dans des élans de violence irraisonnée; orgiaque expression
de l’individualisme dans tout ce qu’il a de plus primaire. Si je pouvais
mener un génocide, j’enverrai d’abord les personnes de petite taille,
les malentendants, les techniciens de surface, les auxiliaires de vie,
les personnes à mobilité réduite, les déficients
mentaux, les gays, les personnes de couleur, etc. Mais en vérité
tout le monde y passerait et moi dans le tas.
SS : Et, malgré toute la considération que j’ai pour Xasthur,
si Malefic avait, un seul instant, été sincèrement
jusqu’au bout de sa logique, l’ascension du projet se serait arrêtée
à la première démo. Cette vision suicidaire des chose
est devenue un créneau en vogue ayant suscitée, en les noms
de Forgotten Tomb ou Shining pour ne citer qu’eux, son lot de suiveurs
qui, tout comme une croûte cachectique type Mano Solo, scandent
depuis des lustres qu’ils vont crever alors qu’ils sont toujours là.
Bien que je considère le suicide comme l’acte de courage par excellence,
que tu te positionnes selon l’optique reconstructrice de Nietzsche ou
démolisseuse chère à Cioran, je vois mal comment
une telle extrémité pourrait servir cette doctrine. Pour
ma part, si tant est que je puisse être qualifié de nihiliste,
j’opte pour la lucidité pessimiste du philosophe roumain en ce
que mon trépas débarrasserait mes congénères
d’un fléau. Je ne suis pas de ceux qui tiennent à la vie
mais j’estime avoir encore beaucoup trop de personnes à souiller,
de haine à répandre et de bordel à foutre pour d’ores
et déjà signer mon départ. Enfin, et n’interprète
pas cela comme un manque de respect, mais tes propos m’inspirerait presque,
de par leur coté réducteur, ceux d’une pédale gothique
quadragénaire qui m’affirma il y a peu que le nihilisme ne consistait,
pour lui, qu’à se défoncer les fosses nasales dans son taudis
d’artiste en écoutant Kraftwerk, NON et S.P.K. ou, ceux d’une certaine
sous merde du milieu BM qui vint dans le passé insulter notre intelligence
sur notre forum en nous qualifiant d’individus "j’men-foutistes"
sans objectifs précis alors qu’au final, il n’y a pas plus grande
force de conviction que de renier tout ce qui gravite autour de ton être
pour en revenir à toi-même. Je te crache à la gueule,
tu courbes l’échine, en redemande et, je m’élève.
G : De quoi traitent vos textes ? Dans quelle langue sont-ils écrits
?
Y : Nos textes sont écris en français sauf pour les deux
premiers tracks qui furent écrits dans un borborygme anglicisant.
Le français restera la langue de prédilection pour Charogne
et nous pensons continuer sur cette voie.
SS : Nous sommes français, nous écrivons donc en français.
Les subtilités du potentiel d’agression de notre langue sont bien
souvent sous-estimées.
Y : Les textes sont de ma création, ils abordent des thèmes
que j’interprète de façon personnelle, comme la transcendance,
le surpassement de soi au mépris des entraves matérielles,
le refus de procréation (soit dit en passant, j’encourage l’épandage
de foutre à but non reproductif, qui épargne le calvaire
d’une damnation temporaire sur terre à un potentiel individu),
l’aversion pour la prolifération humaine, etc.
G : D'où vient cette photo qui fait la pochette ?
Y : Une des innombrables merveilles que recèle la toile...
SS : ...dénichée, dards turgescents en mains et goitres
suppurants d’une roteuse frelatée, entre de sordides vidéos
estampillées german Bukake, quelques clichés d’un virginal
saphisme croisé Masuimi Max / Aria Giovanni et un mondo piteux...
G : Vous faites parti du Hate Korp, entité productrice de Resistancia
Underground... dans ma chronique de Charogne, j'évoque l'hypothèse
que le RU semble marcher sur les pas des Légions Noires... Qu'en
pensez-vous ? Sinon, comment entrent les formations dans le HK ? Peut-on
participer à la production ou le cercle est-il fermé ?
Y : Probablement du fait de l’unité et du sentiment corporatiste
qui se dégage de l’entité, mais il n’y a pas à mon
sens de volonté de faire "comme". Le hate korp a cette
qualité de rassembler des individus radicaux dans leurs choix,
et surtout autosuffisants.
SS : Rien n’ébranlera jamais mon respect pour l’œuvre accomplie
par les Black Legions. L’écoute d’un Vlad Tepes, Belketre... ou,
des premiers Mütiilation me procurera toujours des émotions
inexprimables par de simples mots, mais, hormis notre volonté d’autarcie
et un probable raffermissement de nos actions extramusicales, rien d’autre
ne prête réellement à comparaison. De surcroît
en vertu de nos ambitions et positions, un plagiat se révélerait
aberrant. Concrètement, l’existence de Resistancia UG, tout comme
celle du HK ne se limite pas à de virtuelles pages web, mais, est
avant toutes choses une ligue bien réelle d’individus se connaissant
déjà de longue date qui, sans forcément s’entendre
ou s’apprécier à 100%, se rejoignent autour d’un objectif
commun. De là, si la section webzine s’est peu à peu entourée
du soutien et de l’implication de personnes sincères et motivées
aux cotés desquels devraient, à l’avenir, voir le jour bon
nombre de projets et collaborations diverses, le HK reste quant à
lui définitivement fermé. Hermétisme n’excluant pas,
néanmoins, de sélectives productions externes, j’y reviendrai
par la suite...
G : Regrettez-vous un certain passé ? Auquel pensez-vous
? Sinon, comment envisagez-vous la présence humaine sur terre ?
SS : Je suis d’un naturel relativement passéiste et nostalgique
mais, je ne regretterai jamais rien, vivant, prêt à mourir
à chaque instant, avec l’égoïste satisfaction quotidienne
de ce que j’accomplis, avec le sentiment de toujours prendre les bonnes
décisions et, le cas échéant la volonté de
ne jamais trahir les ressentis premiers ayant motivé mes actes.
Concernant la façon dont j’envisage la présence humaine
sur terre, je pense m’être déjà étendu de façon
suffisamment claire à l’occasion de ta seconde question. Tel un
conglomérat de cellules saines qui aurait tourné à
la métastase dans un corps mourrant, l’humanité au potentiel
originellement noble, grand et prometteur, n’est plus que pourriture bafouant
le privilège suprême lui ayant été offert.
Y : La présence humaine sur terre est l’expression d’une probabilité
incroyable, la concordance de tous ces facteurs qui maintiennent l’équilibre
précaire de ce monde semble trop parfaite, d’où l’apparition
du concept divin. Cela me dépasse et je partage le constat lucide
que dresse mon comparse.
G : Que veulent dire des mots comme élitisme, volonté
et intégrité pour des personnes de votre trempe ?
Y : Ces mots supposent de se détacher du monde tel qu’on nous le
décrit, de nos contemporains ; d’avancer seul tant que faire se
peut, de nourrir sa propre interprétation des faits extérieurs
et de ne pas transiger sur ce qui n’a pas lieu d’être.
SS : Le perpétuel sacrifice dans l’intransigeance et la non compromission
au nom de ce en quoi l’on croit en somme. Lorsqu’il m’arrive de jeter
un regard en arrière, je me dis qu’au sein d’une société
en perdition, où tout individu se rattache à une quête
de bonheur sentimental, matériel et professionnel, j’aurais pu
tenir une place confortable mais, mes objectifs étaient et resteront
autres.
G : Quels groupes de votre région et de France supportez-vous ou
appréciez-vous ?
Y : Fornication, Arkhon Infaustus, Belenos, Mutiilation et plus récemment
Olc Sinnsir ou Zarach’ Baal’ Tharagh’ font partie de ceux que j’ai assez
écouté pour pouvoir dire que je les apprécie.
SS : ... Il faut dire que la dite scène locale ne pèse pas
bien lourd et, à regarder des merdes telles que Torment Craft,
Fimbulvetr, Lost Wisdom & Cie, je préfère me recentrer
sur nos groupes. Pour ce qui est de la scène française,
bien que certaines terrines en gelées d’eunuques jouant les justiciers
mous du gland derrière leurs écrans aiment à prétendre
qu’elle se résume à des insignifiances telles que Pagan
Assault ou Sombre Chemin, les groupes à soutenir sont légion
pour qui a des meules : Ases, Zarach’ Baal’ Tharagh’, Ruine, Honor Pugnae,
Blacklodge, Antechristus, Dark Opus, Warage, Baphomet’s Throne, Inkisitor,
Wolok, Christicide, Epuration Satanique, In Die Nacht, Melek Tha, The
End 666, Darvulia, Ad Hominem, Nihilistic Kaos, Pogrom, Faustrecht, Animus
Herilis, Haemoth, O.T.A.L., Baël, Nahar, Abteilung 500, Peste Noire,
Chemin De Haine, Warfire, Deathspell Omega etc. etc. Faire une liste exhaustive
serait bien trop long... reportez vous aux choix de notre webzine...
G : Quelles sont les dernières baffes que vous ayez prises musicalement
?
Y : “The Swan road” de Drudkh, mais aussi Deathspell Omega, ou encore
Xasthur furent mes dernières claques. Je compte bien sur ma prochaine
visite chez SS pour m’en prendre de nouvelles.
SS : Les démos 34 / 35 / 36 / 37 / 38 & “A Nightmare Testimony”
de Zarach’ Baal’ Tharagh’ ainsi que le split partagé avec le monstrueux
Karbonized Traitors, les Mind Control Part 1 & 5, le "Projekt
Terror" de Stalaggh, le “Wird Durch Das Blut Wieder Aufleben” d’Armaggedon,
“The Deiphobic Syndrome” de Devilish Era, les derniers Diapsiquir, Hell
Militia, Melek Tha, The End 666, Darvulia, Blacklodge et la partie D.S.O.
du triple box vinylique parut chez E.A.L. l’an dernier, le Split Ep Warage
/ Excruciate 666... que sais je encore... il y en aurait trop à
citer...
G : Beaucoup aujourd'hui, vont à la parade dans le black,
devenu un espace de rencontre pour des adolescents chrétiens désoeuvrés...
Etes-vous, vous, attachés au corpse-paint et toutes ces bricoles
à clous ? Quelle est selon vous, la signification de ce refuge
pour les ados et en même temps, de l'usage d'un look qui n'impressionne
plus que ces jeunes-là ?
Y : Le war paint correspond à une vision du black metal que je
respecte...
SS : ...il s’agit de l’une des traditions lui étant inhérente,
que j’utilise pour mes autres projets, que je ne peux donc renier même
si la superficialité du milieu à tendance à me baver
sur les rouleaux, même si je suis partisan d’un mouvement mercenaire
dénué de toutes servitudes, d’une subversion omnisciente,
indomptable, sans codes castrateurs préétablis... et, dans
tous les cas, tous les corpse-paints, clous etc. du monde ne permettront
jamais à une amibe congénitale d’échapper à
sa méprisable condition...
Y : Pour charogne, c’est plutôt masque à gaz, costume cravate,
et fusil à pompe. En tous cas cette pratique perd de sa substance
quand des brêles s’autoproclamant jouer du "black metal évangélique"
se l’approprient. Toujours est-il que je me contrebranle de ce genre de
plagiat, qui n’est qu’un prétexte opportuniste tout juste bon à
faire mouiller des poufiasses à peine menstruées lors de
tremplins rock merdeux.
SS : Nul besoin de s’égosiller quant à ce court-circuitage
synonyme de défiance à l’égard de l’autorité
parentale, bon nombre de ces parasites en recherche d’identité
feront rapidement leur choix entre le BM et une aseptisée petite
existence rangée. Phénomène ne datant pas d’hier
mais, ayant simplement été accéléré
par la boulimie mercantile de certains torchons mainstream et l’expansionnisme
d’internet.
G : Charogne demande tous vos
efforts ou vous avez d'autres projets à côté ?
Y : Je ne fais à ce jour partie d’aucun autre projet musical. Je
me contente de macérer mes pensées pour en vomir des textes
le moment venu.
SS : Je suis également l’unique tête pensante / maître
d’ouvrage de Votum Mortis et, il m’arrive de participer à certains
méfaits d’autres groupes du HK comme ce fut le cas dans le passé
de façon ponctuelle pour Gladsheim et Yperite, ou, de manière
plus massive sur le prochain Cavaticus. Certains projets sont également
en cours de maturation...
G : Charogne ou tout autre groupe du HK fera-t-il un jour une
scène ? Pouvons-nous espérer un concert ?
Y : Je crains que cela ne se produise jamais pour Charogne, les seules
sessions lives sont des impros que nous jouons pour notre bon plaisir
avec les Cavaticus.
SS : Monter sur scène avec Charogne supposerait que je m’octroie
les services d’un second guitariste et d’un bassiste capables de déployer
un jeu similaire au mien, or, au delà de toute considération
présomptueuse, je n’en connais aucun. Il en va de même concernant
Votum Mortis et probablement pour la grande majorité des groupes
du H.K... Notre multiplicité pourrait, à titre d’alternative,
se liguer en un miasme de musiciens sessions, mais, l’éparpillement
géographique resterait relativement problématique. De surcroît,
l’idée de festival estampillé R.U. nous ayant, dans le passé,
été soumise par certains camarades, supposerait que certains
d’entre nous se cognent huit ou neuf sets en l’espace de un ou deux jours...
chose qui se révélerait assez titanesque. En définitive,
le seul groupe de nos rangs ayant déjà fait de la scène
et, pour l’heure, susceptible d’en refaire est Cavaticus depuis que j’ai,
plus ou moins, repris le poste vacant de vocaliste mais, cela supposerait
un contexte hermétique digne de la grande époque de l’Antre
Du Chaos.
G: Des perspectives floues ou précises pour l'avenir ?
Sur quoi travaillez-vous actuellement ? Qu'aimeriez-vous expérimenter
?
SS : Nos perspectives n’ont jamais été aussi précises
qu’aujourd’hui. Si nos activités d’autoproduction se sont quelque
peu détendues du gland ces derniers mois au profit de la section
webzine et de la mise en place de la toute première liste d’Insane
Hate Terror Distro, 2006 devrait rapidement prendre une tournure très
intense. A l’heure où j’écris ces quelques lignes, le prochain
glaviot de Cavaticus est en phase de mixage et, devrait voir le jour courant
avril. Nous sommes concomitamment en train de négocier & préparer,
en collaboration avec plusieurs labels, pas moins de sept rééditions
tapes & Lp qui devraient autant concerner nos derniers affront que
des choses plus obscures et anciennes. A compter de septembre / octobre
devraient s’ensuivre les nouvelles releases de Gladsheim, Svart Hat, Charogne,
Yperite, Votum Mortis, Lubrik Hate... Pour le reste, nous projetons, à
l’avenir et de façon bien distincte du HK, comme tel est déjà
le cas pour Lubrik Hate, de produire quelques démos de groupes
alliés, et, de passer à des formats plus nobles et pros
que le Cd-r.... mais, il est encore bien trop tôt pour en parler.
G : Comment réagissez-vous par rapport à l'hégémonie
ultra-libérale, qui nous prive petit à petit de nos libertés,
ainsi que de la surprotection dont bénéficient les religions
monothéistes ?
Y : C’est un cercle vicieux, le libéralisme est censé permettre
à toute opinion de s’exprimer et à tout individu de vivre
librement, mais la résurgence de doctrines pseudo-humanistes tendent
à tout cimenter et compartimenter dans un cortège de lois
et de non sens hideux visant à satisfaire l’électoralisme,
l’économie de marché, le respect des minorités, etc.
A force d’enrober les choses on en oublie l’essentiel. Il en résulte
une détestable dictature du faible.
SS : La messe est dite et je ne crois pas avoir à ajouter quoi
que ce soit de plus. Seul le médiocre à besoin d’une garde
rapprochée.
G : Si Charogne ne fera jamais une chose, ce sera laquelle ?
SS : Exister pour le plaisir et l’amour de l’art... Faire un split avec
Pagan Assault ou Fimbulvetr... Jouer à la fête de l’huma...
Les réponses potentielles ne manquent pas...
G : Que pensez-vous du téléchargement ? Qui cela
tue-t-il ? Pensez-vous qu’il existe une solution à ce problème
? Que pensez-vous alors des gens qui se passent sous le manteau des copies
de votre musique : est-ce valorisant ou est-ce une perte d’argent ? Finalement
: copie et téléchargement ne font-ils pas partie d’un certain
esprit UG ?
Y : Cela fait bien chier ces gros cons d’artistes "new wave"
vendus à grand renfort de pub sur des chaînes commerciales
qui cherchent a régurgiter leur soupe aux ignorants moyennant finance.
Je pense que l’esprit collectionneur du maniaque fait qu’il préférera
toujours un original à une copie.
SS : De fait, je ne vois pas en quoi ce "problème" concerne
le Metal et, à fortiori, le Metal Extrême, du moins le milieu
comme je le conçois. J’ai vu, il y a quelques semaines, beaucoup
de forums donner leur appui à la pétition lancée
en réaction aux propositions de mesures à prendre contre
le téléchargement et, bien que me considérant comme
un puriste dans l’âme, je n’ai pu m’empêcher d’esquisser un
sourire compatissant. Nous avons d’un côté l’hégémonie
de grandes majors ou autres firmes mainstreams dont les volontés
mercantiles sont sans ambiguïtés et les bénéfices
se chiffrent en millions de plaques, et, de l’autre toute une fange de
mercenaires agissant dans la clandestinité quasi totale, sans réels
profits, avec ses propres réseaux de diffusion, trades & promotion.
Je ne vois pas comment ce phénomène empêcherait des
tapes ou Lp’s tirés à quelques centaines d’exemplaires de
trouver acquéreurs auprès d’une scène fidèle
et fétichiste par nature. Ce que tout le monde semble considérer
comme un problème serait au final une arme inespérée
pour voir disparaître toutes les merdes douteuses, commerciales
et sans intérêt dopant la connerie de la masse et, à
échelle du BM pour purger la scène de ses rock stars, la
faire retomber dans l’ombre. J’emmerde les copyrights et ne raisonne pas
en terme d’argent. Si demain j’apprend que sur les cent cinquante originaux
de +++ Purge +++ le triple ou quadruple de duplications s’échangent
sous le manteau, cela démontrera non seulement que certains ont
du goût mais aussi que le virus fait son office.
G : Charogne, en 3 mots ?
Y & SS : Venin Puant Corrosif
G : le mot de la Fin est pour vous...
Y : Merci de nous avoir accordé tribune au sein de ton webzine...
SS : ...et, toutes mes excuses pour ce putain de retard. Celles et ceux
dont les pensées auraient rejoint nos propos sauront où
se rendre... Que les autres aillent se branler entre trisomiques chez
resistance souterraine en se cognant du Pagan Assault ou Sombre Chemin.
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